Lesieur

Articles taggés avec ‘responsabilité’

Compléments d’information

Ecrit par Romain Nouffert, le 29 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous,

Un dernier billet avant de partir en vacances. Je reprendrais bien évidemment ce blog à la fin du mois d’août, et d’ici là n’hésitez pas à continuer à me poser des questions, j’y répondrai dès mon retour!
Deux journaux (Le Canard Enchaîné et Le Monde pour ne pas les nommer) sont revenus ces derniers jours sur l’affaire des huiles ukrainiennes. Sans aborder de nouveau le fond de ce dossier que j’ai déjà largement commenté sur ce blog, je voulais apporter deux précisions complémentaires :

- il y a effectivement des procédures juridiques en cours, en France comme en Ukraine. Comment en effet croire que nous allions rester les bras croisés alors que nous avons été les victimes d’une fraude sans précédent qui a porté préjudice à nos clients en premier lieu, à notre image ensuite? Je l’ai dit précédemment, je le redis aujourd’hui avec fermeté : nous allons faire toute la lumière sur cette affaire. Je ne cherche pas à nier notre propre part de responsabilité, mais je tiens à ce que les choses soient remises dans leur juste perspective et que les personnes ayant sciemment cherchées à nous duper soient connues.

- nous ne cherchons absolument pas à jouer la course au prix bas au détriment de la qualité, d’autant que les prix de l’huile sont fixés par un cours mondial. Les contrôles en amont comme en aval sont de plus en plus nombreux, et permettez-moi de sourire quand on évoque des cahiers des charges à imposer à nos fournisseurs. C’est une pratique (nécessaire) que nous appliquons depuis plusieurs années, et que nous renforçons régulièrement.

Sur ces précisions, je vous souhaite de bonnes vacances et à bientôt!

Romain

« Blog et commentaires »

Ecrit par Romain Nouffert, le 25 juin 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous

Je me familiarise de plus en plus avec les us et coutumes du blog, ce fameux web 2.0 dont nous entendons tant parler depuis quelque temps. Je vous avoue être surpris parfois par la violence de certains commentaires, et si d’aucuns ne manqueront pas d’ironiser sur ma naïveté et ma candeur, je ne pensais pas que ce blog susciterait autant de passions. Cela dit, il est normal que sur les sujets de sécurité alimentaire les questions soient nombreuses, surtout autour de produits du quotidien comme ceux que nous vendons depuis des années. Je l’ai déjà dit, je partage complètement les inquiétudes des consommateurs qui, par manque d’informations, ont entendu des choses fausses et anxiogènes sur l’huile minérale présente dans certains produits. C’est pour cela que j’ai décidé d’ouvrir ce blog : pour répondre aux questions qui se posent depuis la découverte de cette fraude.

Qu’attend-on en définitive d’une entreprise confrontée à ce genre de problèmes? Qu’elle agisse en responsabilité, en prenant les dispositions qui s’imposent et en en tirant tous les enseignements. C’est ce que nous avons fait dès que la fraude a été identifiée, et encore hier je dirigeais une réunion sur les procédures de contrôle à mettre en place dans notre groupe pour que pareille situation ne se reproduise plus. Tout n’a pas été parfait, et je ne cherche ni à me donner le beau rôle, ni à me dédouaner de quoi que ce soit. Tout est améliorable, et nous fournissons des efforts considérables en ce sens car vous attendez beaucoup de nous, à juste titre d’ailleurs.

Néanmoins, une fois les dispositions prises et les autorités averties, il aurait pu être possible d’attendre qu’une nouvelle histoire vienne chasser celle-ci. Or nous avons fait exactement l’inverse en ouvrant ce blog: au risque de cristalliser les rancoeurs, nous avons fait le pari de la transparence et de l’information régulière pour nos clients comme pour le grand public. C’est ça aussi la responsabilité d’un dirigeant aujourd’hui.

Romain

« Devoir d’information »

Ecrit par Romain Nouffert, le 24 juin 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous

Merci pour vos commentaires et vos réactions.

Je comprends et partage votre inquiétude. Je reviendrai dans un prochain billet plus longuement sur les questions de santé publique que certains d’entre vous soulèvent.
Rappelons que, dès que l’information nous est parvenue, et même si les niveaux retrouvés sur quelques échantillons étaient minimes et ne présentaient pas de risques pour la santé - selon les estimations des scientifiques -, il était de notre devoir d’entreprise responsable d’engager une procédure de récupération des produits et livraisons. Ce que nous avons fait.

Je souhaite surtout partager aujourd’hui avec vous une réflexion sur le devoir d’information qui incombe à chaque entreprise. Nous ne cherchons pas à nous justifier coûte que coûte, sinon quel serait l’intérêt de ce blog ? Prendre le pari de la politique de l’autruche aurait été une solution plus facile, n’est-ce pas ?
Une fois cela posé, nous ne nous exonérons pas de nos responsabilités, mais il faut bien comprendre la difficulté qui se pose lorsque vous êtes exposés à un cas nouveau. En l’état, la fraude organisée par certains producteurs ukrainiens était si « parfaite » qu’elle a pu passer à travers les mailles de tous les systèmes de contrôle en vigueur. Nous avons d’ores et déjà pris des mesures pour que cela n’arrive plus dans le futur.
Il a dès lors fallu un peu de temps pour déceler le problème et prendre immédiatement les mesures qui s’imposaient.
A ce moment-là, le devoir d’information prévaut: information des autorités françaises, information des clients, information des collaborateurs… A posteriori, certaines choses auraient pu être gérées de manière différente, mais nous avons essayé de faire les meilleurs choix avec les données qui étaient à notre disposition. A fraude exceptionnelle situation exceptionnelle. A nous de veiller à ce que cela ne se puisse plus jamais se reproduire!

Romain

PS/ J’ai cru comprendre que certains bloggeurs voudraient encore plus de réactivité. J’essaie de répondre quotidiennement sur ce blog, et je suis sur tous les fronts et essaie de faire au mieux. Merci de votre indulgence, cet exercice est nouveau pour moi, je m’efforce dès lors de répondre le plus sincèrement et le plus précisément à vos interrogations !

Mettre fin aux rumeurs

Ecrit par Romain Nouffert, le 20 juin 2008  |  Lien permanent

Aujourd’hui, un certain nombre de rumeurs et d’affirmations erronées touchent nos entreprises et nos marques. S’il est normal que certains clients soient inquiets et souhaitent en savoir davantage, il faut remettre les choses en perspective et regarder la situation telle qu’elle est. Voilà pourquoi, en tant que directeur général délégué de Lesieur, j’ai souhaité prendre la parole sur ce blog, de manière simple, directe et accessible.

Tomate LesieurSaipol et Lesieur ont été victimes, comme d’autres sociétés en Europe, d’une fraude organisée par certains fournisseurs ukrainiens, de l’huile minérale ayant été incorporée en faible quantité dans de l’huile de Tournesol. Dès que nous nous sommes aperçus de cette fraude, nous avons pu bloquer, en accord avec les autorités publiques françaises, la totalité des produits non conformes. Lorsqu’un défaut de conformité se présente, nous bloquons les produits, dans le respect de nos consommateurs. C’est notre devoir d’entreprise responsable, c’est mon devoir de chef d’entreprise.

Nous avons, dans le même temps, fait procéder à des analyses des livraisons ukrainiennes antérieures et avons constaté qu’une de ces livraisons avait été l’objet de la même fraude. Nous avons immédiatement lancé la procédure de blocage. Aujourd’hui, pour éviter que de tels faits surviennent de nouveau, plusieurs procédures juridiques sont en cours afin de pouvoir établir clairement les responsabilités. L’Union Européenne a d’ailleurs interdit l’importation d’huile en provenance d’Ukraine.

Un mot encore sur les prix. J’entends ici ou là que nous nous approvisionnons en Ukraine car l’huile y est moins chère. C’est faux. L’achat de l’huile de tournesol se fait sur la base d’un prix mondial, en fonction de l’offre et de la demande. Nous achetons en priorité des huiles françaises, mais sommes néanmoins obligés de recourir à des huiles ukrainiennes pour compléter nos approvisionnements.

Nous avons donc agi en responsabilité, mais une fraude est complexe à détecter lorsqu’elle est sciemment organisée. Il est primordial pour nous de connaître en détail ce qui s’est passé. Même s’il n’y a pas de danger avéré en termes de santé publique, s’engager pour nos clients en faveur de la qualité implique des droits et des devoirs. A nous d’en tirer dès à présent toutes les conséquences en renforçant encore nos systèmes de contrôle et d’analyse. Améliorer encore ce que nous proposons à nos clients : voilà le but que nous poursuivons au quotidien.

Info ou intox : attention aux rumeurs qui circulent

Ecrit par Romain Nouffert, le 18 juin 2008  |  Lien permanent

Il ne faut pas croire que nous allons nous approvisionner en Ukraine pour des raisons de coût. En fait, l’achat de l’huile de tournesol se fait sur la base d’un prix mondial, en fonction de l’offre et de la demande. Nous nous fournissons en huile de tournesol essentiellement en France. 80% de la production française de graines de tournesol est transformée en France. Nous complétons nos approvisionnements notamment par des huiles en provenance d’Ukraine.

Le prix de revient des huiles ukrainiennes importées en France n’est pas inférieur aux huiles françaises que nous achetons en priorité. Nous sommes néanmoins obligés de recourir à des huiles ukrainiennes pour compléter nos approvisionnements.

Vous entendrez souvent que 40 000 tonnes d’huile non conformes sont arrivées en France. C’est dans toute l’Europe de l’Ouest que ces 40 000 tonnes ont été distribuées en provenance d’Ukraine.

Une fraude bien organisée et difficile à détecter

Ecrit par Romain Nouffert, le 16 juin 2008  |  Lien permanent

Nous avons décidé de renforcer nos systèmes de contrôle et d’analyse pour vous mettre à l’abri de toute tentative de livraisons frauduleuses. La dernière a été très difficile à détecter. Nous vérifions toujours la qualité des ingrédients de fabrication de nos produits. Connaître la composition des huiles ukrainiennes nécessite des capacités d’analyse à grande échelle en Europe. Il existe peu de laboratoires compétents sur ce sujet et ils sont vite saturés par des demandes d’analyse de la part de tous les opérateurs européens concernés.

Que justice soit faite pour le respect des consommateurs

Ecrit par Romain Nouffert, le 14 juin 2008  |  Lien permanent

Nous avons lancé depuis de début de cette affaire de nombreuses procédures juridiques afin de pouvoir établir clairement les responsabilités. Certaines font recours à l’arbitrage (prévu dans le contrat d’approvisionnement) d’autres directement devant les juridictions françaises. Nous avons par ailleurs saisi directement le gouvernement ukrainien. Nous ferons tout pour savoir en détail ce qui s’est passé.