Lesieur

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Une acquisition stratégique

Ecrit par Romain Nouffert, le 17 novembre 2008  |  Lien permanent

Cela fait longtemps que je voulais évoquer une acquisition que nous avons faite récemment, celle de la Générale Condimentaire (GéCo), qui a été annoncée cet été. Nous sommes en train de la concrétiser sur le terrain.

Chez Lesieur, c’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps. En effet, pour des raisons historiques, la marque Lesieur était, si j’ose dire, « coupée en deux » : dans les rayons des épiceries et des grandes surfaces, les huiles Lesieur, c’était nous, et les mayonnaises et sauces Lesieur, c’était GéCo, filiale de l’américain Campbell Soup. Aujourd’hui, grâce à cette opération, la marque Lesieur est « réunifiée ».

Mais ce n’est pas pour des raisons sentimentales que nous avons réalisé cette acquisition : elle a une vraie logique. Générale Condimentaire, installée à Grande-Synthe, dans le Nord (59), produit et commercialise des mayonnaises et autres sauces froides (accompagnements pour salades, sauces tomates, sauces diverses…), sous la marque Lesieur (mais pas seulement). Elle emploie près de 100 personnes. Nous partageons un passé et une culture en commun, car elle a appartenu naguère à Lesieur, qui avait été obligé de s’en séparer dans les années 1990.

Notre stratégie, à travers cette acquisition, c’est de continuer à valoriser vers l’aval, sur les marchés alimentaires, les productions de la filière oléagineuse française. Pour Lesieur, les sauces et les condiments sont une extension logique de l’activité huile, car ce sont des produits qui sont souvent préparés avec de l’huile. Notre dynamique d’innovation dans les huiles alimentaires, nous allons pouvoir la transmettre à l’activité sauces et condiments. Nous allons continuer à développer la société et à capitaliser sur la marque Lesieur, qui désormais nous appartient désormais à 100%.

Pour vous, consommateurs, rien ne change concrètement dans les rayons des commerçants et des grandes surfaces. Mais les choses sont plus claires : plus que jamais, on peut dire : « pas d’erreur : c’est Lesieur ! »…