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« Devoir d’information »

Ecrit par Romain Nouffert, le 24 juin 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous

Merci pour vos commentaires et vos réactions.

Je comprends et partage votre inquiétude. Je reviendrai dans un prochain billet plus longuement sur les questions de santé publique que certains d’entre vous soulèvent.
Rappelons que, dès que l’information nous est parvenue, et même si les niveaux retrouvés sur quelques échantillons étaient minimes et ne présentaient pas de risques pour la santé - selon les estimations des scientifiques -, il était de notre devoir d’entreprise responsable d’engager une procédure de récupération des produits et livraisons. Ce que nous avons fait.

Je souhaite surtout partager aujourd’hui avec vous une réflexion sur le devoir d’information qui incombe à chaque entreprise. Nous ne cherchons pas à nous justifier coûte que coûte, sinon quel serait l’intérêt de ce blog ? Prendre le pari de la politique de l’autruche aurait été une solution plus facile, n’est-ce pas ?
Une fois cela posé, nous ne nous exonérons pas de nos responsabilités, mais il faut bien comprendre la difficulté qui se pose lorsque vous êtes exposés à un cas nouveau. En l’état, la fraude organisée par certains producteurs ukrainiens était si « parfaite » qu’elle a pu passer à travers les mailles de tous les systèmes de contrôle en vigueur. Nous avons d’ores et déjà pris des mesures pour que cela n’arrive plus dans le futur.
Il a dès lors fallu un peu de temps pour déceler le problème et prendre immédiatement les mesures qui s’imposaient.
A ce moment-là, le devoir d’information prévaut: information des autorités françaises, information des clients, information des collaborateurs… A posteriori, certaines choses auraient pu être gérées de manière différente, mais nous avons essayé de faire les meilleurs choix avec les données qui étaient à notre disposition. A fraude exceptionnelle situation exceptionnelle. A nous de veiller à ce que cela ne se puisse plus jamais se reproduire!

Romain

PS/ J’ai cru comprendre que certains bloggeurs voudraient encore plus de réactivité. J’essaie de répondre quotidiennement sur ce blog, et je suis sur tous les fronts et essaie de faire au mieux. Merci de votre indulgence, cet exercice est nouveau pour moi, je m’efforce dès lors de répondre le plus sincèrement et le plus précisément à vos interrogations !

Mettre fin aux rumeurs

Ecrit par Romain Nouffert, le 20 juin 2008  |  Lien permanent

Aujourd’hui, un certain nombre de rumeurs et d’affirmations erronées touchent nos entreprises et nos marques. S’il est normal que certains clients soient inquiets et souhaitent en savoir davantage, il faut remettre les choses en perspective et regarder la situation telle qu’elle est. Voilà pourquoi, en tant que directeur général délégué de Lesieur, j’ai souhaité prendre la parole sur ce blog, de manière simple, directe et accessible.

Tomate LesieurSaipol et Lesieur ont été victimes, comme d’autres sociétés en Europe, d’une fraude organisée par certains fournisseurs ukrainiens, de l’huile minérale ayant été incorporée en faible quantité dans de l’huile de Tournesol. Dès que nous nous sommes aperçus de cette fraude, nous avons pu bloquer, en accord avec les autorités publiques françaises, la totalité des produits non conformes. Lorsqu’un défaut de conformité se présente, nous bloquons les produits, dans le respect de nos consommateurs. C’est notre devoir d’entreprise responsable, c’est mon devoir de chef d’entreprise.

Nous avons, dans le même temps, fait procéder à des analyses des livraisons ukrainiennes antérieures et avons constaté qu’une de ces livraisons avait été l’objet de la même fraude. Nous avons immédiatement lancé la procédure de blocage. Aujourd’hui, pour éviter que de tels faits surviennent de nouveau, plusieurs procédures juridiques sont en cours afin de pouvoir établir clairement les responsabilités. L’Union Européenne a d’ailleurs interdit l’importation d’huile en provenance d’Ukraine.

Un mot encore sur les prix. J’entends ici ou là que nous nous approvisionnons en Ukraine car l’huile y est moins chère. C’est faux. L’achat de l’huile de tournesol se fait sur la base d’un prix mondial, en fonction de l’offre et de la demande. Nous achetons en priorité des huiles françaises, mais sommes néanmoins obligés de recourir à des huiles ukrainiennes pour compléter nos approvisionnements.

Nous avons donc agi en responsabilité, mais une fraude est complexe à détecter lorsqu’elle est sciemment organisée. Il est primordial pour nous de connaître en détail ce qui s’est passé. Même s’il n’y a pas de danger avéré en termes de santé publique, s’engager pour nos clients en faveur de la qualité implique des droits et des devoirs. A nous d’en tirer dès à présent toutes les conséquences en renforçant encore nos systèmes de contrôle et d’analyse. Améliorer encore ce que nous proposons à nos clients : voilà le but que nous poursuivons au quotidien.