Rubrique ‘La marque Lesieur’
Réponse à la circulaire
Ecrit par Romain Nouffert, le 11 février 2009 | Lien permanent
Bonjour,
J’ai été récemment informé que beaucoup d’entre vous recevaient toujours des circulaires par mails invitant à boycotter plusieurs marques parmi lesquelles Lesieur (voir mon post du 5 novembre 2008). Je vous en avais déjà parlé, ce mail que vous recevez est répertorié sur « Hoaxkiller », un site qui dépiste toutes les rumeurs qui circulent sur Internet. Je ne vous cache pas ma colère en constatant les mensonges et la désinformation volontaire qui sont véhiculés par ce mail.
Premier mensonge qui ne laisse aucun doute sur la volonté diffamatoire des auteurs de ce texte, c’est l’omission délibérée de toute date, laissant penser aux lecteurs que tout ceci vient de se produire, alors que ce texte existe et circule depuis mai 2008.
Je tiens donc à rappeler en premier lieu que les conséquences de cette fraude dont nous avons été victimes sont définitivement résolues depuis l’été 2008.
Second mensonge :
« La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne ».
Ces 40 000 tonnes exportées d’Ukraine ont été vendues par différentes sociétés à des industriels dont Saipol dans toute l’Europe. L’approvisionnement de Saipol en Ukraine n’est pas lié à une recherche de réduction des prix, car le prix de l’huile s’établit au niveau mondial. Nous cherchons avant tout à utiliser les ressources françaises de tournesol, l’Ukraine n’intervenant que comme complément d’approvisionnement.
Troisième mensonge :
« Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde… Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade. »
Outre l’insulte gratuite qui ne grandit pas le propos, je rappelle qu’une fois avertis de la fraude, nous avons immédiatement prévenu les autorités françaises et européennes.
Leur décision a été prise après consultation de médecins, de toxicologues et experts scientifiques, de plusieurs organismes sanitaires spécialisés officiels et indépendants. Aucune intoxication alimentaire n’a été signalée en Europe.
Nous avons alors, en parallèle, décidé sur le champ d’arrêter notre collaboration avec ces fournisseurs ukrainiens.
Quatrième mensonge :
« D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français. »
Une fois encore, l’accusation est fausse et gratuite. Nous achetons l’huile au prix du marché qu’elle provienne d’Ukraine ou de France. Quant aux questions de l’emploi et du salaire, elles ne subissent aucune pression. La totalité de nos salariés travaillent en France et nous exportons des huiles conditionnées en France dans plus de 60 pays.
Je vous rappelle enfin et pour clore ce dossier que fort heureusement tout ceci est résolu depuis l’été 2008. J’ai pris comme je vous l’ai déjà indiqué des décisions claires pour éviter à l’avenir tout risque de pollution frauduleuse de ce type. Ainsi dorénavant il existe 3 niveaux de contrôle de détection d’huile minérale qui s’exercent : au chargement des bateaux, à l’arrivée des bateaux en France et après conditionnement des huiles.
Nous avons tiré les leçons de cette histoire, j’espère que chacun l’aura compris.
Je vous remercie de votre confiance.
Romain
Une acquisition stratégique
Ecrit par Romain Nouffert, le 17 novembre 2008 | Lien permanent
Cela fait longtemps que je voulais évoquer une acquisition que nous avons faite récemment, celle de la Générale Condimentaire (GéCo), qui a été annoncée cet été. Nous sommes en train de la concrétiser sur le terrain.
Chez Lesieur, c’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps. En effet, pour des raisons historiques, la marque Lesieur était, si j’ose dire, « coupée en deux » : dans les rayons des épiceries et des grandes surfaces, les huiles Lesieur, c’était nous, et les mayonnaises et sauces Lesieur, c’était GéCo, filiale de l’américain Campbell Soup. Aujourd’hui, grâce à cette opération, la marque Lesieur est « réunifiée ».
Mais ce n’est pas pour des raisons sentimentales que nous avons réalisé cette acquisition : elle a une vraie logique. Générale Condimentaire, installée à Grande-Synthe, dans le Nord (59), produit et commercialise des mayonnaises et autres sauces froides (accompagnements pour salades, sauces tomates, sauces diverses…), sous la marque Lesieur (mais pas seulement). Elle emploie près de 100 personnes. Nous partageons un passé et une culture en commun, car elle a appartenu naguère à Lesieur, qui avait été obligé de s’en séparer dans les années 1990.
Notre stratégie, à travers cette acquisition, c’est de continuer à valoriser vers l’aval, sur les marchés alimentaires, les productions de la filière oléagineuse française. Pour Lesieur, les sauces et les condiments sont une extension logique de l’activité huile, car ce sont des produits qui sont souvent préparés avec de l’huile. Notre dynamique d’innovation dans les huiles alimentaires, nous allons pouvoir la transmettre à l’activité sauces et condiments. Nous allons continuer à développer la société et à capitaliser sur la marque Lesieur, qui désormais nous appartient désormais à 100%.
Pour vous, consommateurs, rien ne change concrètement dans les rayons des commerçants et des grandes surfaces. Mais les choses sont plus claires : plus que jamais, on peut dire : « pas d’erreur : c’est Lesieur ! »…
PS : circulaires par mails
Ecrit par Romain Nouffert, le 5 novembre 2008 | Lien permanent
On m’informe que des mails continuent à circuler à propos de l’épisode des huiles ukrainiennes. Notre Service Consommateurs reçoit même encore des appels de consommateurs inquiets qui veulent vérifier la véracité de ces mails.
Ce blog est en lui-même une réponse à ces interrogations : il avait pour but, à l’origine, de mettre fin aux rumeurs infondées qui circulaient à propos de cet épisode.
Si vous-mêmes vous êtes destinataires de ces « forwards » de mails, n’hésitez pas à renvoyer expéditeur et destinataires vers le site « Hoaxkiller ». Il s’agit d’un site très bien fait, fondé par une société de sécurité informatique, et qui a pour vocation de recenser et de décrypter tous les canulars (« hoax » en anglais) et toutes les fausses informations qui circulent sur Internet, afin de mettre fin à leur propagation. Et il y a du travail ! Car on ne compte plus les fausses nouvelles, fausses alertes, informations invérifiables, que des internautes inquiets font suivre, de bonne foi, à tous leurs contacts.
En mai 2008, le site a référencé le mail concernant les huiles. Il recommande clairement de ne pas faire suivre ce mail, et d’informer l’expéditeur et les co-destinataires du message de la situation réelle. (Allez sur www.hoaxkiller.fr puis faites une recherche sur le mot-clé « huile ».)
Pour ma part, je ne peux que vous recommander aussi, si vous avez reçu ce type de mails, de réagir de cette manière : répondez à celui qui vous l’a envoyé et à tous les autres destinataires pour les rassurer : d’une part, en les renvoyant vers ce site www.hoaxkiller.fr, et d’autre part, si vous le souhaitez, en les informant de l’existence de mon blog.
J’espère que nous parviendrons ainsi ensemble à mettre fin à la circulation de ces fausses rumeurs.
Romain
Sécurité alimentaire
Ecrit par Romain Nouffert, le 3 novembre 2008 | Lien permanent
Chers lecteurs,
Tout d’abord, je vous dois des excuses : je vous avais promis que je reprendrais l’écriture de ce blog après la pause estivale, mais, la rentrée ayant été très chargée (notamment à la suite d’une acquisition importante, j’y reviendrai sur ce blog), je n’avais pas eu le temps jusqu’à maintenant de tenir cette promesse.
Cette année, j’aimerais que ce blog me permette d’aborder plus largement les enjeux des entreprises du secteur alimentaire, et notamment tout ce qui tourne autour de la Qualité. Mais auparavant, je voudrais revenir encore une fois sur le sujet qui, au départ, avait motivé l’ouverture de ce blog : la fraude dont nous avons été victimes au printemps dernier de la part de fournisseurs ukrainiens d’huile de tournesol.
En réponse à certaines questions, je vous réaffirme avec force que cet épisode est maintenant terminé. Tout cela est derrière nous. Vous pouvez acheter de l’huile de tournesol dans les grandes surfaces ou chez vos commerçants, comme toutes les autres huiles, en toute confiance.
Quatre mois après l’ouverture de ce blog, et plus de 6 mois après les faits, nous disposons maintenant de suffisamment de recul pour analyser « à froid » ce qui s’est passé et en tirer des grands enseignements. Il ne s’agit pas de désigner des coupables, ou au contraires de s’auto-congratuler : il s’agit d’avoir l’humilité de se remettre en cause lorsque c’est nécessaire, pour améliorer nos manières de faire à l’avenir. Je pense que c’est une démarche normale de dirigeant responsable.
Premier enseignement : les conséquences de la fraude du fournisseur ukrainien d’huile de tournesol se sont manifestées à l’échelle européenne (d’ailleurs, une nouvelle norme UE a été définie à la suite de cet épisode). Cela a compliqué la gestion de la crise au niveau de chaque pays, car la communication entre les professionnels des huiles des différents pays n’a pas été assez directe. Nous devons désormais être capables de nous parler plus vite et plus clairement entre professionnels de l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis le fournisseur jusqu’au distributeur, en passant par le transporteur. Je pense que la leçon a été tirée et que ce sera le cas à l’avenir.
Second enseignement : nous avons travaillé en totale transparence avec l’administration, en temps réel. Cette collaboration s’est avérée très efficace. Pour nous, c’est important de savoir que nous pouvons compter sur les pouvoirs publics, lorsque la situation l’exige, pour travailler de façon réactive, responsable et dans l’intérêt général.
Troisième enseignement, qui est d’ordre managérial : lorsque des rumeurs commencent à se propager, la communication interne prend une importance primordiale. Il est très important d’expliquer aux salariés ce qui s’est passé, et les mesures qui ont été prises, car les salariés sont eux-mêmes souvent pressés de questions par leurs proches, et il est très difficile pour eux d’être dans l’incertitude.
Quatrième enseignement, plus technique : nous avons mis en place toute une série de mesures pour nous assurer que les faits ne puissent plus se reproduire.
- Ainsi, les procédures internes ont été renforcées, en particulier sur les méthodes de détection et d’analyse des huiles minérales et leur application à toute la « supply chain » (pardon pour le jargon : « chaîne logistique ») ;
- les contrôles ont été généralisés sur les huiles brutes et sur les huiles raffinées ;
- nous avons mis en place une recherche exhaustive des micro-contaminants à chaque réception d’huiles par cargos, et cela avec la collaboration de plusieurs laboratoires différents et indépendants, reconnus pour leur compétence ;
- nous maintenons nos efforts pour assurer un approvisionnement en matières premières françaises (pour la majorité) et européennes, mais, lorsque nous aurons à recourir à l’importation hors UE, nous organisons des systèmes d’assurance qualité stricts à partir de la récolte et jusqu’à la livraison ;
- enfin, nous sommes en train de renforcer notre organisation interne en matière de Qualité, avec une direction Qualité qui sera rattachée directement à la direction générale, ce qui devrait accroître notre réactivité.
Voilà, à grands traits, ce que nous avons appris de cet épisode. Dans un prochain post, je reviendrai sur le métier de la Qualité chez Lesieur. En attendant, n’hésitez pas à continuer à poser vos questions, j’essaierai d’y apporter des réponses rapidement.
A bientôt,
Romain
Le rôle d’un service consommateurs
Ecrit par Romain Nouffert, le 23 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Je voulais revenir aujourd’hui sur le rôle du service consommateurs, un maillon particulièrement utile et efficace lorsque nos clients se posent des questions sur nos produits ou souhaitent avoir de plus amples informations sur tel ou tel élément. On parle généralement assez peu de ces personnes qui, au quotidien, s’efforcent de répondre aux interrogations et aux inquiétudes de chacun sans jamais se départir de leur sourire et de leur compréhension, ce qui n’est pas facile quand le téléphone ne cesse de sonner !
Le service consommateurs de Lesieur a d’ailleurs le premier service consommateurs d’entreprise en France, lorsqu’il a vu le jour en 1972 et que nos clients pouvaient le contacter grâce à l’étiquetage informatif sur nos produits. Avant cela, il existait déjà un service Conseils qui permettait aux consommateurs de faire part de leurs remarques, principalement sur des questions de cuisine ou de recettes. Mais le besoin d’informations et de transparence se faisant de plus en plus sentir, l’entreprise a décidé très tôt de professionnaliser ses rapports avec ses clients en mettant en place un service dédié. Aujourd’hui, alors que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux arguments « santé » et « nutrition » dans leur alimentation, ce service s’efforce au maximum de répondre au cas par cas aux sollicitations, dans les délais les plus brefs possibles. Une sorte de service après-vente en quelque sorte !
Plus sérieusement, lorsque une période d’incertitudes se fait sentir, les questions que vous adressez au service consommateur sont de précieuses informations qui nous permettent d’évaluer dans son ensemble une situation donnée. En période « creuse », nous ne traitons que quelques appels journaliers, qui ne sont d’ailleurs pas moins importants que les autres. En période de fortes spéculations ou interrogations, ce chiffre monte à plusieurs centaines par jour. A nous ensuite d’y apporter des réponses satisfaisantes, professionnelles et vraies. Car la vérité joue un rôle moteur dans ce genre de cas. Les consommateurs sont les conditions majeures du succès d’une marque ou d’un produit. C’est en quelque sorte une relation de confiance gagnant-gagnant qui doit primer entre une marque et ses clients, et le service consommateurs joue un rôle d’intermédiaire particulièrement utile.
A bientôt
Romain
PS/ Pour l’un d’entre vous qui s’interrogeait sur nos contrôles magasins, la réponse est évidemment positive. Nous effectuons des contrôles mensuels, avec plus de 100 magasins contrôlés par trimestre sur l’ensemble du territoire et plus de 5 000 paramètres qualité vérifiés chaque jour. Ces contrôles permettent le cas échéant de procéder aux ajustements nécessaires, mais également de corriger des défauts sur les bouchons, les étiquettes, le marquage, la bouteille…
Précisions sur l’approvisionnement
Ecrit par Romain Nouffert, le 17 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Après ce week-end prolongé pour beaucoup d’entre nous, revenons en à ce qui
nous concerne tous depuis quelques semaines : la qualité des huiles que
nous commercialisons et que nous consommons tous. En relisant certains de
vos commentaires, je comprends mieux comment le doute s’est installé chez
certains. Il est vrai qu’il est parfois difficile de comprendre notre
métier dans sa globalité, même lorsqu’on l’exerce comme moi depuis des
années !
Sans revenir sur la fraude en elle-même et sur l’ensemble de nos procédures
de contrôle en amont et en aval, il me semble opportun d’expliquer
aujourd’hui comment l’on s’approvisionne aujourd’hui en huiles. Que les
choses soient claires, et j’invite tout un chacun à vérifier ces données :
nous nous approvisionnons principalement sur le marché français, car la
France est un très important producteur de colza et de tournesol, ce que
chacun, sur la route des vacances peut-être, peut constater en se promenant
dans nos campagnes. Mais pour couvrir l’ensemble des besoins, tout au long
de l’année, nous faisons appel à des productions d’Amérique du Sud ou des
pays limitrophes de la Mer Noire. J’en profite pour préciser une nouvelle
fois que nous ne cherchons pas à faire des économies en achetant hors de
France : le cours de l’huile est fixé à un niveau mondial.
Une fois les camions, les trains et les bateaux arrivés à Dunkerque, les
huiles font l’objet d’une reconnaissance quantitative et qualitative par
notre surveillant. Deux échantillons sont prélevés par cuve pour des
analyses complémentaires. Nous avons encore renforcé ces prélèvements et
demandons désormais à un laboratoire extérieur agrée de rechercher toute
présence d’huile de paraffine.
J’espère que ces informations complémentaires vous auront montré un peu
plus l’envers de notre métier. Nous analysons l’huile brute autant que
l’huile finie. Cela nous permet d’attester de la qualité du produit fini et
de le commercialiser.
A bientôt
Romain
Réseaux d’information
Ecrit par Romain Nouffert, le 4 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous,
Je reçois beaucoup de questions de votre part sur ce blog. Je ne peux pas toujours y répondre, c’est pourquoi j’ai décidé de vous proposer des liens vers d’autres sites, ce qui vous permettra de compléter les informations dont vous disposez. Voici donc quelques indications qui, je l’espère, vous permettront de trouver les réponses à vos questions.
Je vous invite tout d’abord à aller consulter les sites des différentes autorités sanitaires légitimes sur ces questions : Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, Direction Générale de la Santé, …
Je soumets ensuite à votre attention la note de la DGCCRF rendue publique le 30 juin. Vous pouvez la lire en intégralité ici.
Qu’en retenir? J’espère que certains d’entre vous débattront du contenu de cette note.
Deux informations me semblent essentielles :
- les produits en question ne présentent aucun risque pour la santé en-deçà d’un seuil de 300 mg par kg selon les experts sanitaires (Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).
- les autorités françaises, en accord avec la Commission Européenne, ont interdit la commercialisation de toute denrée fabriquée avec une telle huile après le 25 avril.
Chacun tire les conséquences de cette affaire. Côté institutionnel comme côté entreprises. Précaution, responsabilité, engagement, décision: des mots clé qui guident systématiquement dès qu’il y a non-conformité.
Romain
Une semaine après…
Ecrit par Romain Nouffert, le 27 juin 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous Voilà une semaine que ce blog a ouvert ses portes, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’exercice est utile puisque les réactions et les commentaires sont nombreux ! J’espère que vous y trouvez les réponses attendues et de plus amples informations sur ce dossier. Certaines de vos questions portent sur la collaboration avec les autorités sanitaires et avec les fraudes. J’ai lu ici ou là que nous avions mis un mois à travailler de concert. Rien n’est plus faux. A peine 48 heures après avoir constaté l’absence de conformité, le temps d’effectuer des analyses complémentaires, nous avons alerté la DGCCRF et n’avons cessé depuis de travailler en toute transparence avec leurs services. Il faut aller vite dans ce genre de cas, car bloquer des produits non-conformes est une obligation pour tout industriel qui fait de la sécurité de ses consommateurs une priorité. Un mot de conclusion enfin pour l’un de vous qui me reprochait de ne parler que de l’Ukraine. Il est bien évident que les contrôles renforcés et les nouvelles mesures mises en place s’appliquent aux huiles provenant des différents coins du monde, pas seulement à celles venant d’Ukraine. Mais dans l’affaire qui nous concerne, c’est une fraude de certains fournisseurs venant de ce pays qui a été décelée. A bientôt Romain
« Blog et commentaires »
Ecrit par Romain Nouffert, le 25 juin 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Je me familiarise de plus en plus avec les us et coutumes du blog, ce fameux web 2.0 dont nous entendons tant parler depuis quelque temps. Je vous avoue être surpris parfois par la violence de certains commentaires, et si d’aucuns ne manqueront pas d’ironiser sur ma naïveté et ma candeur, je ne pensais pas que ce blog susciterait autant de passions. Cela dit, il est normal que sur les sujets de sécurité alimentaire les questions soient nombreuses, surtout autour de produits du quotidien comme ceux que nous vendons depuis des années. Je l’ai déjà dit, je partage complètement les inquiétudes des consommateurs qui, par manque d’informations, ont entendu des choses fausses et anxiogènes sur l’huile minérale présente dans certains produits. C’est pour cela que j’ai décidé d’ouvrir ce blog : pour répondre aux questions qui se posent depuis la découverte de cette fraude.
Qu’attend-on en définitive d’une entreprise confrontée à ce genre de problèmes? Qu’elle agisse en responsabilité, en prenant les dispositions qui s’imposent et en en tirant tous les enseignements. C’est ce que nous avons fait dès que la fraude a été identifiée, et encore hier je dirigeais une réunion sur les procédures de contrôle à mettre en place dans notre groupe pour que pareille situation ne se reproduise plus. Tout n’a pas été parfait, et je ne cherche ni à me donner le beau rôle, ni à me dédouaner de quoi que ce soit. Tout est améliorable, et nous fournissons des efforts considérables en ce sens car vous attendez beaucoup de nous, à juste titre d’ailleurs.
Néanmoins, une fois les dispositions prises et les autorités averties, il aurait pu être possible d’attendre qu’une nouvelle histoire vienne chasser celle-ci. Or nous avons fait exactement l’inverse en ouvrant ce blog: au risque de cristalliser les rancoeurs, nous avons fait le pari de la transparence et de l’information régulière pour nos clients comme pour le grand public. C’est ça aussi la responsabilité d’un dirigeant aujourd’hui.
Romain
« Devoir d’information »
Ecrit par Romain Nouffert, le 24 juin 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Merci pour vos commentaires et vos réactions.
Je comprends et partage votre inquiétude. Je reviendrai dans un prochain billet plus longuement sur les questions de santé publique que certains d’entre vous soulèvent.
Rappelons que, dès que l’information nous est parvenue, et même si les niveaux retrouvés sur quelques échantillons étaient minimes et ne présentaient pas de risques pour la santé - selon les estimations des scientifiques -, il était de notre devoir d’entreprise responsable d’engager une procédure de récupération des produits et livraisons. Ce que nous avons fait.
Je souhaite surtout partager aujourd’hui avec vous une réflexion sur le devoir d’information qui incombe à chaque entreprise. Nous ne cherchons pas à nous justifier coûte que coûte, sinon quel serait l’intérêt de ce blog ? Prendre le pari de la politique de l’autruche aurait été une solution plus facile, n’est-ce pas ?
Une fois cela posé, nous ne nous exonérons pas de nos responsabilités, mais il faut bien comprendre la difficulté qui se pose lorsque vous êtes exposés à un cas nouveau. En l’état, la fraude organisée par certains producteurs ukrainiens était si « parfaite » qu’elle a pu passer à travers les mailles de tous les systèmes de contrôle en vigueur. Nous avons d’ores et déjà pris des mesures pour que cela n’arrive plus dans le futur.
Il a dès lors fallu un peu de temps pour déceler le problème et prendre immédiatement les mesures qui s’imposaient.
A ce moment-là, le devoir d’information prévaut: information des autorités françaises, information des clients, information des collaborateurs… A posteriori, certaines choses auraient pu être gérées de manière différente, mais nous avons essayé de faire les meilleurs choix avec les données qui étaient à notre disposition. A fraude exceptionnelle situation exceptionnelle. A nous de veiller à ce que cela ne se puisse plus jamais se reproduire!
Romain
PS/ J’ai cru comprendre que certains bloggeurs voudraient encore plus de réactivité. J’essaie de répondre quotidiennement sur ce blog, et je suis sur tous les fronts et essaie de faire au mieux. Merci de votre indulgence, cet exercice est nouveau pour moi, je m’efforce dès lors de répondre le plus sincèrement et le plus précisément à vos interrogations !
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