Ecrit par Romain Nouffert, le 17 décembre 2010 | Lien permanent
Comme je vous le disais dans mon précédent post, nous assistons à une résurgence de la circulaire qui tourne toujours, inquiète bien sûr toujours (c’est sa vocation), alors qu’elle date de 2008….
Aujourd’hui certains l’ayant reçu nous demandent ce que l’on a fait des huiles frelatées, elles avaient à cette époque été immédiatement bloquées et stockées de façon spécifique, elles ont désormais été totalement transformées en produits oléochimiques, sans aucun lien avec l’alimentaire et ce recyclage a été effectué sur deux sites entièrement dédiés à ces usages non alimentaires.
C’est à la demande des Autorités judiciaires que nous avons repris possession de ces huiles et après la mise en place d’un protocole entre ces dernières, Lesieur et la DGCCRF (Direction Générale dela Concurrence, de la Consommation et de la répressiondes Fraudes), que nous avons effectué ces transformations sur la totalité du lot concerné.
Ecrit par Romain Nouffert, le 18 novembre 2010 | Lien permanent
Bonjour,
J’aurais préféré rédiger ce post pour vous informer que la
circulaire anonyme, qui avait tourné sur internet en 2008 à propos de
l’affaire de fraude sur des huiles ukrainiennes, avait enfin cessé d’être
relayée. Eh bien non… Malheureusement , je reprend la plume pour vous
alerter sur sa persistance. Celle-ci continue donc à inquiéter ceux qui la
reçoivent et qui pourraient croire que l’incident vient de se produire.
Alors que les faits (déformés et travestis dans le mail en question)
remontent aujourd’hui à plus de 2 ans et demi!
Je veux donc rappeler à ceux qui tomberaient sur ce document que l’affaire
dont il fait mention date d’avril 2008, et que tout a - fort heureusement -
été résolu depuis.
J’avais pris, à l’époque, des décisions claires pour éviter à l’avenir tout
risque de pollution frauduleuse de ce type, décisions que j’ai largement
expliquées sur ce blog.
Je regrette donc vraiment que les consommateurs soient encore aujourd’hui
inquiétés par ce texte mensonger, et je vous incite à bloquer la
circulation de ce document, et à encourager tous ceux qui l’auraient reçu à
faire un tour sur ce blog.
Pour finir ce post sur une note positive, je vous invite à découvrir le
site lesieur.fr qui vient de faire entièrement peau neuve pour vous
accompagner au quotidien. Sa conception conviviale et ses contenus
pratiques sauront, j’en suis sûr, vous aider à sublimer vos envies!
Ecrit par Romain Nouffert, le 2 avril 2010 | Lien permanent
Bonjour,
Il semble que la circulaire que j’avais déjà évoquée dans mon post du 11 février 2009 continue à circuler par e-mail, dans une version non datée. Il me semble donc nécessaire de le redire encore une fois : ce texte que vous pourriez avoir reçu existe et circule depuis mai 2008. Il est répertorié sur « Hoaxkiller », un site qui dépiste toutes les rumeurs qui circulent sur Internet. Les conséquences de la fraude dont nous avions été victimes sont définitivement résolues depuis l’été 2008. Nous en avons tiré les conséquences depuis longtemps, comme chacun peut le constater en lisant les autres posts de ce blog.
N’hésitez pas à le préciser à vos amis et collègues qui seraient de nouveau mis en alerte sans aucun fondement.
Merci de votre confiance.
4 questions à… Alain Stepien, Directeur Qualité de Lesieur
Ecrit par Romain Nouffert, le 23 novembre 2009 | Lien permanent
Depuis l’ouverture de ce blog, j’ai été le seul à m’y exprimer. Aujourd’hui, j’ai décidé de changer les règles du jeu : je voudrais donner la parole à quelqu’un qui joue un rôle essentiel chez nous : le Directeur Qualité. Nous avons recruté récemment Alain Stepien pour prendre la responsabilité d’une Direction Qualité forte, qui m’est directement rattachée. Alain Stepien est membre du Comité de Direction de Lesieur.
Alain Stepien, vous êtes Directeur Qualité de Lesieur depuis quelques mois. Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ?
D’abord, la volonté affichée de la direction de progresser encore en matière de qualité et d’en faire une priorité majeure, le premier signe étant effectivement la création d’une DirectionQualité à part entière au niveau du Comité de Direction.
Ensuite, la présence de bases solides en matière de qualité, avec des sites de production qui possèdent tous des certifications qualité de bon niveau.
Enfin, la découverte d’un nouveau challenge, qui a motivé mon arrivée chez Lesieur au poste de Directeur de la Qualité : faire parvenir tout un secteur, celui des huiles alimentaires, à un niveau supérieuren termes de management de la qualité.
Quels sont vos objectifs ?
Priorité à la sécurité alimentaire et à la conformité de nos produits. En la matière, rien n’est jamais acquis ; notre objectif est donc de renforcer et d’améliorer en permanence le dispositif d’assurance de la qualité. Cela se traduit par :
* le choix volontaire de la certification ISO 22000 pour tous nos sites de production : cette certification orientée vers l’excellence en termes de maîtrise de la sécurité alimentaire se base notamment sur l’évaluation et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne (« du champ à la bouteille »).Deux usines ont déjà obtenu cette certification, les deux autres l’obtiendront courant 2010.
* la mise en place d’un système global de management de la qualité, concernant l’ensemble des services de l’entreprise, et qui doit nous permettre d’améliorer encore notre niveau de qualité et de service afin de satisfaire en permanence les besoins et exigences de nos clients et de nos consommateurs.
Concrètement, qu’est-ce qui a déjà changé ?
Suite à la crise de 2008 sur le tournesol, nous avons mis en place un système de contrôle encore plus draconien : chaque lot d’huile brute entrant dans nos usines fait l’objet de plusieurs analyses (dont l’huile minérale, mais aussi d’autres contaminants comme les pesticides). Les huiles raffinées qui sortent de nos usines pour être distribuées à nos clients font l’objet de la même attention.
Quel regard portez-vous sur les risques auxquels l’entreprise est exposée ?
L’huile alimentaire n’est pas un produit classé « à risque », comme peuvent l’être les produits frais par exemple. Cependant, nous sommes concernés notamment par l’ensemble des risques inhérents au monde végétal (pesticides, mycotoxines,…). Régulièrement, de nouveaux risques apparaissent aussi, parfois simplement du fait des progrès en matière de technique analytique. Maîtriser ces risques impose d’avoir de bonnes connaissances scientifiques et analytiques, des moyens efficaces de veille règlementaire et scientifique, et enfin une solide expertise en termes d’analyse de risques.
Nous avons la chance de disposer de ces moyens chez Lesieur, ce qui nous permet, d’une part, de maîtriser les risques auxquels nous sommes confrontés, et d’autre part, d’anticiper ceux qui peuvent apparaître dans le futur.
Ecrit par Romain Nouffert, le 3 novembre 2008 | Lien permanent
Chers lecteurs,
Tout d’abord, je vous dois des excuses : je vous avais promis que je reprendrais l’écriture de ce blog après la pause estivale, mais, la rentrée ayant été très chargée (notamment à la suite d’une acquisition importante, j’y reviendrai sur ce blog), je n’avais pas eu le temps jusqu’à maintenant de tenir cette promesse.
Cette année, j’aimerais que ce blog me permette d’aborder plus largement les enjeux des entreprises du secteur alimentaire, et notamment tout ce qui tourne autour de la Qualité. Mais auparavant, je voudrais revenir encore une fois sur le sujet qui, au départ, avait motivé l’ouverture de ce blog : la fraude dont nous avons été victimes au printemps dernier de la part de fournisseurs ukrainiens d’huile de tournesol.
En réponse à certaines questions, je vous réaffirme avec force que cet épisode est maintenant terminé. Tout cela est derrière nous. Vous pouvez acheter de l’huile de tournesol dans les grandes surfaces ou chez vos commerçants, comme toutes les autres huiles, en toute confiance.
Quatre mois après l’ouverture de ce blog, et plus de 6 mois après les faits, nous disposons maintenant de suffisamment de recul pour analyser « à froid » ce qui s’est passé et en tirer des grands enseignements. Il ne s’agit pas de désigner des coupables, ou au contraires de s’auto-congratuler : il s’agit d’avoir l’humilité de se remettre en cause lorsque c’est nécessaire, pour améliorer nos manières de faire à l’avenir. Je pense que c’est une démarche normale de dirigeant responsable. Premier enseignement : les conséquences de la fraude du fournisseur ukrainien d’huile de tournesol se sont manifestées à l’échelle européenne (d’ailleurs, une nouvelle norme UE a été définie à la suite de cet épisode). Cela a compliqué la gestion de la crise au niveau de chaque pays, car la communication entre les professionnels des huiles des différents pays n’a pas été assez directe. Nous devons désormais être capables de nous parler plus vite et plus clairement entre professionnels de l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis le fournisseur jusqu’au distributeur, en passant par le transporteur. Je pense que la leçon a été tirée et que ce sera le cas à l’avenir. Second enseignement : nous avons travaillé en totale transparence avec l’administration, en temps réel. Cette collaboration s’est avérée très efficace. Pour nous, c’est important de savoir que nous pouvons compter sur les pouvoirs publics, lorsque la situation l’exige, pour travailler de façon réactive, responsable et dans l’intérêt général.
Troisième enseignement, qui est d’ordre managérial : lorsque des rumeurs commencent à se propager, la communication interne prend une importance primordiale. Il est très important d’expliquer aux salariés ce qui s’est passé, et les mesures qui ont été prises, car les salariés sont eux-mêmes souvent pressés de questions par leurs proches, et il est très difficile pour eux d’être dans l’incertitude.
Quatrième enseignement, plus technique : nous avons mis en place toute une série de mesures pour nous assurer que les faits ne puissent plus se reproduire.
- Ainsi, les procédures internes ont été renforcées, en particulier sur les méthodes de détection et d’analyse des huiles minérales et leur application à toute la « supply chain » (pardon pour le jargon : « chaîne logistique ») ;
- les contrôles ont été généralisés sur les huiles brutes et sur les huiles raffinées ;
- nous avons mis en place une recherche exhaustive des micro-contaminants à chaque réception d’huiles par cargos, et cela avec la collaboration de plusieurs laboratoires différents et indépendants, reconnus pour leur compétence ;
- nous maintenons nos efforts pour assurer un approvisionnement en matières premières françaises (pour la majorité) et européennes, mais, lorsque nous aurons à recourir à l’importation hors UE, nous organisons des systèmes d’assurance qualité stricts à partir de la récolte et jusqu’à la livraison ;
- enfin, nous sommes en train de renforcer notre organisation interne en matière de Qualité, avec une direction Qualité qui sera rattachée directement à la direction générale, ce qui devrait accroître notre réactivité.
Voilà, à grands traits, ce que nous avons appris de cet épisode. Dans un prochain post, je reviendrai sur le métier de la Qualité chez Lesieur. En attendant, n’hésitez pas à continuer à poser vos questions, j’essaierai d’y apporter des réponses rapidement.
Ecrit par Romain Nouffert, le 29 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous,
Un dernier billet avant de partir en vacances. Je reprendrais bien évidemment ce blog à la fin du mois d’août, et d’ici là n’hésitez pas à continuer à me poser des questions, j’y répondrai dès mon retour!
Deux journaux (Le Canard Enchaîné et Le Monde pour ne pas les nommer) sont revenus ces derniers jours sur l’affaire des huiles ukrainiennes. Sans aborder de nouveau le fond de ce dossier que j’ai déjà largement commenté sur ce blog, je voulais apporter deux précisions complémentaires :
- il y a effectivement des procédures juridiques en cours, en France comme en Ukraine. Comment en effet croire que nous allions rester les bras croisés alors que nous avons été les victimes d’une fraude sans précédent qui a porté préjudice à nos clients en premier lieu, à notre image ensuite? Je l’ai dit précédemment, je le redis aujourd’hui avec fermeté : nous allons faire toute la lumière sur cette affaire. Je ne cherche pas à nier notre propre part de responsabilité, mais je tiens à ce que les choses soient remises dans leur juste perspective et que les personnes ayant sciemment cherchées à nous duper soient connues.
- nous ne cherchons absolument pas à jouer la course au prix bas au détriment de la qualité, d’autant que les prix de l’huile sont fixés par un cours mondial. Les contrôles en amont comme en aval sont de plus en plus nombreux, et permettez-moi de sourire quand on évoque des cahiers des charges à imposer à nos fournisseurs. C’est une pratique (nécessaire) que nous appliquons depuis plusieurs années, et que nous renforçons régulièrement.
Sur ces précisions, je vous souhaite de bonnes vacances et à bientôt!
Ecrit par Romain Nouffert, le 23 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Je voulais revenir aujourd’hui sur le rôle du service consommateurs, un maillon particulièrement utile et efficace lorsque nos clients se posent des questions sur nos produits ou souhaitent avoir de plus amples informations sur tel ou tel élément. On parle généralement assez peu de ces personnes qui, au quotidien, s’efforcent de répondre aux interrogations et aux inquiétudes de chacun sans jamais se départir de leur sourire et de leur compréhension, ce qui n’est pas facile quand le téléphone ne cesse de sonner !
Le service consommateurs de Lesieur a d’ailleurs le premier service consommateurs d’entreprise en France, lorsqu’il a vu le jour en 1972 et que nos clients pouvaient le contacter grâce à l’étiquetage informatif sur nos produits. Avant cela, il existait déjà un service Conseils qui permettait aux consommateurs de faire part de leurs remarques, principalement sur des questions de cuisine ou de recettes. Mais le besoin d’informations et de transparence se faisant de plus en plus sentir, l’entreprise a décidé très tôt de professionnaliser ses rapports avec ses clients en mettant en place un service dédié. Aujourd’hui, alors que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux arguments « santé » et « nutrition » dans leur alimentation, ce service s’efforce au maximum de répondre au cas par cas aux sollicitations, dans les délais les plus brefs possibles. Une sorte de service après-vente en quelque sorte !
Plus sérieusement, lorsque une période d’incertitudes se fait sentir, les questions que vous adressez au service consommateur sont de précieuses informations qui nous permettent d’évaluer dans son ensemble une situation donnée. En période « creuse », nous ne traitons que quelques appels journaliers, qui ne sont d’ailleurs pas moins importants que les autres. En période de fortes spéculations ou interrogations, ce chiffre monte à plusieurs centaines par jour. A nous ensuite d’y apporter des réponses satisfaisantes, professionnelles et vraies. Car la vérité joue un rôle moteur dans ce genre de cas. Les consommateurs sont les conditions majeures du succès d’une marque ou d’un produit. C’est en quelque sorte une relation de confiance gagnant-gagnant qui doit primer entre une marque et ses clients, et le service consommateurs joue un rôle d’intermédiaire particulièrement utile.
A bientôt
Romain
PS/ Pour l’un d’entre vous qui s’interrogeait sur nos contrôles magasins, la réponse est évidemment positive. Nous effectuons des contrôles mensuels, avec plus de 100 magasins contrôlés par trimestre sur l’ensemble du territoire et plus de 5 000 paramètres qualité vérifiés chaque jour. Ces contrôles permettent le cas échéant de procéder aux ajustements nécessaires, mais également de corriger des défauts sur les bouchons, les étiquettes, le marquage, la bouteille…
Ecrit par Romain Nouffert, le 4 juillet 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous,
Je reçois beaucoup de questions de votre part sur ce blog. Je ne peux pas toujours y répondre, c’est pourquoi j’ai décidé de vous proposer des liens vers d’autres sites, ce qui vous permettra de compléter les informations dont vous disposez. Voici donc quelques indications qui, je l’espère, vous permettront de trouver les réponses à vos questions.
Je vous invite tout d’abord à aller consulter les sites des différentes autorités sanitaires légitimes sur ces questions : Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, Direction Générale de la Santé, …
Je soumets ensuite à votre attention la note de la DGCCRF rendue publique le 30 juin. Vous pouvez la lire en intégralité ici.
Qu’en retenir? J’espère que certains d’entre vous débattront du contenu de cette note.
Deux informations me semblent essentielles :
- les produits en question ne présentent aucun risque pour la santé en-deçà d’un seuil de 300 mg par kg selon les experts sanitaires (Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).
- les autorités françaises, en accord avec la Commission Européenne, ont interdit la commercialisation de toute denrée fabriquée avec une telle huile après le 25 avril.
Chacun tire les conséquences de cette affaire. Côté institutionnel comme côté entreprises. Précaution, responsabilité, engagement, décision: des mots clé qui guident systématiquement dès qu’il y a non-conformité.
Ecrit par Romain Nouffert, le 27 juin 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous Voilà une semaine que ce blog a ouvert ses portes, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’exercice est utile puisque les réactions et les commentaires sont nombreux ! J’espère que vous y trouvez les réponses attendues et de plus amples informations sur ce dossier. Certaines de vos questions portent sur la collaboration avec les autorités sanitaires et avec les fraudes. J’ai lu ici ou là que nous avions mis un mois à travailler de concert. Rien n’est plus faux. A peine 48 heures après avoir constaté l’absence de conformité, le temps d’effectuer des analyses complémentaires, nous avons alerté la DGCCRF et n’avons cessé depuis de travailler en toute transparence avec leurs services. Il faut aller vite dans ce genre de cas, car bloquer des produits non-conformes est une obligation pour tout industriel qui fait de la sécurité de ses consommateurs une priorité. Un mot de conclusion enfin pour l’un de vous qui me reprochait de ne parler que de l’Ukraine. Il est bien évident que les contrôles renforcés et les nouvelles mesures mises en place s’appliquent aux huiles provenant des différents coins du monde, pas seulement à celles venant d’Ukraine. Mais dans l’affaire qui nous concerne, c’est une fraude de certains fournisseurs venant de ce pays qui a été décelée. A bientôt Romain
Ecrit par Romain Nouffert, le 24 juin 2008 | Lien permanent
Bonjour à tous
Merci pour vos commentaires et vos réactions.
Je comprends et partage votre inquiétude. Je reviendrai dans un prochain billet plus longuement sur les questions de santé publique que certains d’entre vous soulèvent.
Rappelons que, dès que l’information nous est parvenue, et même si les niveaux retrouvés sur quelques échantillons étaient minimes et ne présentaient pas de risques pour la santé - selon les estimations des scientifiques -, il était de notre devoir d’entreprise responsable d’engager une procédure de récupération des produits et livraisons. Ce que nous avons fait.
Je souhaite surtout partager aujourd’hui avec vous une réflexion sur le devoir d’information qui incombe à chaque entreprise. Nous ne cherchons pas à nous justifier coûte que coûte, sinon quel serait l’intérêt de ce blog ? Prendre le pari de la politique de l’autruche aurait été une solution plus facile, n’est-ce pas ?
Une fois cela posé, nous ne nous exonérons pas de nos responsabilités, mais il faut bien comprendre la difficulté qui se pose lorsque vous êtes exposés à un cas nouveau. En l’état, la fraude organisée par certains producteurs ukrainiens était si « parfaite » qu’elle a pu passer à travers les mailles de tous les systèmes de contrôle en vigueur. Nous avons d’ores et déjà pris des mesures pour que cela n’arrive plus dans le futur.
Il a dès lors fallu un peu de temps pour déceler le problème et prendre immédiatement les mesures qui s’imposaient.
A ce moment-là, le devoir d’information prévaut: information des autorités françaises, information des clients, information des collaborateurs… A posteriori, certaines choses auraient pu être gérées de manière différente, mais nous avons essayé de faire les meilleurs choix avec les données qui étaient à notre disposition. A fraude exceptionnelle situation exceptionnelle. A nous de veiller à ce que cela ne se puisse plus jamais se reproduire!
Romain
PS/ J’ai cru comprendre que certains bloggeurs voudraient encore plus de réactivité. J’essaie de répondre quotidiennement sur ce blog, et je suis sur tous les fronts et essaie de faire au mieux. Merci de votre indulgence, cet exercice est nouveau pour moi, je m’efforce dès lors de répondre le plus sincèrement et le plus précisément à vos interrogations !
En tant que Directeur Général Délégué de Lesieur France, j’ai décidé de prendre la parole pour vous informer en toute transparence des évolutions de l’affaire de fraude dont nous avons été victimes.
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