Lesieur

4 questions à… Alain Stepien, Directeur Qualité de Lesieur

Ecrit par Romain Nouffert, le 23 novembre 2009  |  Lien permanent


Depuis l’ouverture de ce blog, j’ai été le seul à m’y exprimer. Aujourd’hui, j’ai décidé de changer les règles du jeu : je voudrais donner la parole à quelqu’un qui joue un rôle essentiel chez nous : le Directeur Qualité. Nous avons recruté récemment Alain Stepien pour prendre la responsabilité d’une Direction Qualité forte, qui m’est directement rattachée. Alain Stepien est membre du Comité de Direction de Lesieur.

 

Alain Stepien, vous êtes Directeur Qualité de Lesieur depuis quelques mois. Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ?

 

D’abord, la volonté affichée de la direction de progresser encore en matière de qualité et d’en faire une priorité majeure, le premier signe étant effectivement la création d’une Direction  Qualité à part entière au niveau du Comité de Direction.

Ensuite, la présence de bases solides en matière de qualité, avec des sites de production qui possèdent tous des certifications qualité de bon niveau.

Enfin, la découverte d’un nouveau challenge, qui a motivé mon arrivée chez Lesieur au poste de Directeur de la Qualité : faire parvenir tout un secteur, celui des huiles alimentaires, à un niveau supérieur  en termes de management de la qualité.

 

Quels sont vos objectifs ?  

 

Priorité à la sécurité alimentaire et à la conformité de nos produits. En la matière, rien n’est jamais acquis ; notre objectif est donc de renforcer et d’améliorer en permanence le dispositif d’assurance de la qualité. Cela se traduit par :

 * le choix volontaire de la certification ISO 22000 pour tous nos sites de production : cette certification orientée vers l’excellence en termes de maîtrise de la sécurité alimentaire se base notamment sur l’évaluation et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne (« du champ à la bouteille »).  Deux usines ont déjà obtenu cette certification, les deux autres l’obtiendront courant 2010.

* la mise en place d’un système global de management de la qualité, concernant l’ensemble des services de l’entreprise, et qui doit nous permettre d’améliorer encore notre niveau de qualité et de service afin de satisfaire en permanence les besoins et exigences de nos clients et de nos consommateurs.    

 

Concrètement, qu’est-ce qui a déjà changé ?

 

Suite à la crise de 2008 sur le tournesol, nous avons mis en place un système de contrôle encore plus draconien : chaque lot d’huile brute entrant dans nos usines fait l’objet de plusieurs analyses (dont l’huile minérale, mais aussi d’autres contaminants comme les pesticides). Les huiles raffinées qui sortent de nos usines pour être distribuées à nos clients font l’objet de la même attention.

 

Quel regard portez-vous sur les risques auxquels l’entreprise est exposée ?

 

L’huile alimentaire n’est pas un produit classé « à risque », comme peuvent l’être les produits frais par exemple. Cependant, nous sommes concernés notamment par l’ensemble des risques inhérents au monde végétal (pesticides, mycotoxines,…). Régulièrement, de nouveaux risques apparaissent aussi, parfois simplement du fait des progrès en matière de technique analytique. Maîtriser ces risques impose d’avoir de bonnes connaissances scientifiques et analytiques, des moyens efficaces de veille règlementaire et scientifique, et enfin une solide expertise en termes d’analyse de risques.

Nous avons la chance de disposer de ces moyens chez Lesieur, ce qui nous permet, d’une part, de maîtriser les risques auxquels nous sommes confrontés, et d’autre part, d’anticiper ceux qui peuvent apparaître dans le futur.

 

 

Merci Alain.

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