Une semaine après…
Bonjour à tous Voilà une semaine que ce blog a ouvert ses portes, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’exercice est utile puisque les réactions et les commentaires sont nombreux ! J’espère que vous y trouvez les réponses attendues et de plus amples informations sur ce dossier. Certaines de vos questions portent sur la collaboration avec les autorités sanitaires et avec les fraudes. J’ai lu ici ou là que nous avions mis un mois à travailler de concert. Rien n’est plus faux. A peine 48 heures après avoir constaté l’absence de conformité, le temps d’effectuer des analyses complémentaires, nous avons alerté la DGCCRF et n’avons cessé depuis de travailler en toute transparence avec leurs services. Il faut aller vite dans ce genre de cas, car bloquer des produits non-conformes est une obligation pour tout industriel qui fait de la sécurité de ses consommateurs une priorité. Un mot de conclusion enfin pour l’un de vous qui me reprochait de ne parler que de l’Ukraine. Il est bien évident que les contrôles renforcés et les nouvelles mesures mises en place s’appliquent aux huiles provenant des différents coins du monde, pas seulement à celles venant d’Ukraine. Mais dans l’affaire qui nous concerne, c’est une fraude de certains fournisseurs venant de ce pays qui a été décelée. A bientôt Romain

30 juin 2008 à 2:42
Lesieur semble avoir fait preuve d’évidente réactivité après l’annonce de la fraude, c’était son intérêt autant que celui des consommateurs et il n’y a rien à redire à cela; ensuite, cela passe par des interventions en amont sur les sites de stockages des matières premières, de production, conformité avec directives et règlements sanitaires français et européens, traçabilité du retrait, communication (moderne ! blog, mais tt de même surprenant qu’un sujet aussi sensible n’ait pas fait une première page dans les grands quotidiens en ces temps de paranoïa sanitaire…). Nos modes de consommation modernes laissent hélas peu de choix à une majorité de français, qui doivent se contenter de produits manufacturés achetés à la hâte en grande surface, sur la base d’une jolie étiquette et d’un discours agronomique global bien “huilé” à la Bruxelloise. Lesieur n’est sûrement ni pire ni meilleur que ses concurrents et probablement moins “tordu” que des grands groupes anglo-saxons totalement coupés de fait, d’un certain art de vivre culinaire typiquement français. Cependant, de grâce, pour ceux qui peuvent déjà et ceux qui y viennent doucement, participez activement à ce ré-équilibrage naturel qui consiste à acheter local ou de connaissance. Les marchés avec fruits et légumes de saisons pas trop frigorifiés et à des coûts plus réalistes (on n’est pas obligé de manger des tomates en hiver, à 5€ le kilo en plus !), certaines boutiques bio…Ré-écoutez Jean-Pierre Coffe, même si il s’emporte parfois, quittez les grandes surfaces et vous n’aurez plus à craindre une épée de Damoclès dont le poids sera de plus en plus lourd, à mesure que les risques de la mondialisation s’étendront à votre quotidien alimentaire, car cela ne fait que commencer. On ne peut pas sans cesse blâmer les groupes agro-alimentaires qui par nature sont des entreprises privées et doivent aussi équilibrer leurs comptes avec les risques fournisseurs/production/distributions. C’est au niveau individuel que l’action doit se concentrer et ces géants qui nous gavent de produits frelatés, souvent malgré eux, s’effondreront d’eux-mêmes. C’est pas demain la veille, mais après-demain qui sait…
4 juillet 2008 à 11:33
Ce blog est une réponse adéquate à la crise que vous traversez mais une réelle preuve de votre bonne foi serait de publier la liste des lots des aliments que vous distribuez qui contiennent des traces de cette huile minérale et qui n’ont pas été retirés de la vente.
4 juillet 2008 à 17:11
Bonjour à tous,
Le service consommateurs Lesieur est là pour répondre à vos questions plus précises sur les produits. Voici les coordonnées : 0 810 193 702 (prix d’un appel local).
A bientôt,
Romain