Lesieur

Nouvelles Rumeurs

Ecrit par Romain Nouffert, le 16 avril 2013  |  Lien permanent

Bonjour,

Déjà 5 années nous séparent de l’affaire de fraude dont nous avons ,avec de nombreuses autres entreprises Européennes , été victime avec des produits frelatés ukrainiens.

En 2013, plus que jamais, avec les crises alimentaires qui se succèdent, le phénomène d’anxiété et la défiance s’est installée chez nos consommateurs, et peut être aussi chez vous.

C’est donc « naturellement » que la circulaire, qui avait presque totalement disparu de la toile, circule à nouveau sur les boites emails et sur les réseaux sociaux… et continue d’inquiéter ceux qui la reçoivent.

C’est pourquoi, je reprends la plume et la parole pour vous rassurer en vous rappellant les faits:

je tiens d’abord à rappeler que l’affaire en question date d’avril 2008 (la date ayant été sciemment gommée du document qui circule), et que Lesieur a pris, bien sur, à l’époque toutes les mesures nécessaires pour résoudre celle-ci.

Je regrette vivement de voir que ce document continue de circuler sur Internet et entretien une rumeur fausse et inquiétante, je vous demande donc, si vous êtes en possession de cette circulaire , de ne pas poursuivre sa diffusion, et de renvoyer vers le site hoaxkiller, site web indépendant, qui permet de vérifier la validité de certaines informations qui circulent sur Internet. Il y est clairement indiqué qu’il s’agit d’une « désinformation ».

En synthèse, en tant que lecteur de ce blog, pour éviter que ne se propagent des informations mensongères , nous avons tous ensemble deux missions importantes :

- ne pas faire suivre le message reçu afin d’en stopper la diffusion

- informer l’expéditeur du message et les éventuels co-destinataires de la situation réelle en renvoyant vers le site Hoaxkiller : http://www.hoaxkiller.fr/hoax/2008/huile-alimentaire-empoisonnee.htm

Enfin pour terminer sur une note positive et bien réelle celle ci, pour en savoir plus sur l’actualité des produits, sur nos innovations de l année et sur la vie de ll’entreprise Lesieur ,je vous invite à vous rendre sur notre site www.lesieur.fr entièrement repensé pour plus de clarté, de conseils, et d’astuces, de recettes et de recommandations de santé adaptées à votre quotidien,

Pour échanger et dialoguer autour des recettes équilibrées et gourmandes,et des innovations Lesieur, rejoignez-nous aussi sur la page Facebook : https://www.facebook.com/lesieur.france

Je reste à votre écoute et disponible pour répondre à vos questions,

Merci de votre confiance,
Romain

En conclusion…

Ecrit par Romain Nouffert, le 17 décembre 2010  |  Lien permanent

Comme je vous le disais dans mon précédent post, nous assistons à une résurgence de la circulaire qui tourne toujours, inquiète bien sûr toujours (c’est sa vocation), alors qu’elle date de 2008….

Aujourd’hui certains l’ayant reçu nous demandent ce que l’on a fait des huiles frelatées, elles avaient à cette époque été immédiatement bloquées et stockées de façon spécifique, elles ont désormais été totalement transformées en produits oléochimiques, sans aucun lien avec l’alimentaire et ce recyclage a été effectué sur deux sites entièrement dédiés à ces usages non alimentaires.

C’est à la demande des Autorités judiciaires que nous avons repris possession de ces huiles et après la mise en place d’un protocole entre ces dernières, Lesieur et la DGCCRF (Direction Générale dela Concurrence, de la Consommation et de la répressiondes Fraudes), que nous avons effectué ces transformations sur la totalité du lot concerné.

Bonne journée à tous,
Romain

Une fois encore

Ecrit par Romain Nouffert, le 18 novembre 2010  |  Lien permanent

Bonjour,

J’aurais préféré rédiger ce post pour vous informer que la
circulaire anonyme, qui avait tourné sur internet en 2008 à propos de
l’affaire de fraude sur des huiles ukrainiennes, avait enfin cessé d’être
relayée. Eh bien non… Malheureusement , je reprend la plume pour vous
alerter sur sa persistance. Celle-ci continue donc à inquiéter ceux qui la
reçoivent et qui pourraient croire que l’incident vient de se produire.
Alors que les faits (déformés et travestis dans le mail en question)
remontent aujourd’hui à plus de 2 ans et demi!
Je veux donc rappeler à ceux qui tomberaient sur ce document que l’affaire
dont il fait mention date d’avril 2008, et que tout a – fort heureusement -
été résolu depuis.
J’avais pris, à l’époque, des décisions claires pour éviter à l’avenir tout
risque de pollution frauduleuse de ce type, décisions que j’ai largement
expliquées sur ce blog.
Je regrette donc vraiment que les consommateurs soient encore aujourd’hui
inquiétés par ce texte mensonger, et je vous incite à  bloquer la
circulation de ce document, et à encourager tous ceux qui l’auraient reçu à
faire un tour sur ce blog.

Pour finir ce post sur une note positive, je vous invite à découvrir le
site lesieur.fr qui vient de faire entièrement peau neuve pour vous
accompagner au quotidien. Sa conception conviviale et ses contenus
pratiques sauront, j’en suis sûr, vous aider à sublimer vos envies!

Romain

Précision

Ecrit par Romain Nouffert, le 2 avril 2010  |  Lien permanent

Bonjour,
Il semble que la circulaire que j’avais déjà évoquée dans mon post du 11 février 2009 continue à circuler par e-mail, dans une version non datée. Il me semble donc nécessaire de le redire encore une fois : ce texte que vous pourriez avoir reçu existe et circule depuis mai 2008. Il est répertorié sur « Hoaxkiller », un site qui dépiste toutes les rumeurs qui circulent sur Internet. Les conséquences de la fraude dont nous avions été victimes sont définitivement résolues depuis l’été 2008. Nous en avons tiré les conséquences depuis longtemps, comme chacun peut le constater en lisant les autres posts de ce blog.
N’hésitez pas à le préciser à vos amis et collègues qui seraient de nouveau mis en alerte sans aucun fondement.
Merci de votre confiance.

Romain Nouffert

4 questions à… Alain Stepien, Directeur Qualité de Lesieur

Ecrit par Romain Nouffert, le 23 novembre 2009  |  Lien permanent


Depuis l’ouverture de ce blog, j’ai été le seul à m’y exprimer. Aujourd’hui, j’ai décidé de changer les règles du jeu : je voudrais donner la parole à quelqu’un qui joue un rôle essentiel chez nous : le Directeur Qualité. Nous avons recruté récemment Alain Stepien pour prendre la responsabilité d’une Direction Qualité forte, qui m’est directement rattachée. Alain Stepien est membre du Comité de Direction de Lesieur.

 

Alain Stepien, vous êtes Directeur Qualité de Lesieur depuis quelques mois. Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ?

 

D’abord, la volonté affichée de la direction de progresser encore en matière de qualité et d’en faire une priorité majeure, le premier signe étant effectivement la création d’une Direction  Qualité à part entière au niveau du Comité de Direction.

Ensuite, la présence de bases solides en matière de qualité, avec des sites de production qui possèdent tous des certifications qualité de bon niveau.

Enfin, la découverte d’un nouveau challenge, qui a motivé mon arrivée chez Lesieur au poste de Directeur de la Qualité : faire parvenir tout un secteur, celui des huiles alimentaires, à un niveau supérieur  en termes de management de la qualité.

 

Quels sont vos objectifs ?  

 

Priorité à la sécurité alimentaire et à la conformité de nos produits. En la matière, rien n’est jamais acquis ; notre objectif est donc de renforcer et d’améliorer en permanence le dispositif d’assurance de la qualité. Cela se traduit par :

 * le choix volontaire de la certification ISO 22000 pour tous nos sites de production : cette certification orientée vers l’excellence en termes de maîtrise de la sécurité alimentaire se base notamment sur l’évaluation et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne (« du champ à la bouteille »).  Deux usines ont déjà obtenu cette certification, les deux autres l’obtiendront courant 2010.

* la mise en place d’un système global de management de la qualité, concernant l’ensemble des services de l’entreprise, et qui doit nous permettre d’améliorer encore notre niveau de qualité et de service afin de satisfaire en permanence les besoins et exigences de nos clients et de nos consommateurs.    

 

Concrètement, qu’est-ce qui a déjà changé ?

 

Suite à la crise de 2008 sur le tournesol, nous avons mis en place un système de contrôle encore plus draconien : chaque lot d’huile brute entrant dans nos usines fait l’objet de plusieurs analyses (dont l’huile minérale, mais aussi d’autres contaminants comme les pesticides). Les huiles raffinées qui sortent de nos usines pour être distribuées à nos clients font l’objet de la même attention.

 

Quel regard portez-vous sur les risques auxquels l’entreprise est exposée ?

 

L’huile alimentaire n’est pas un produit classé « à risque », comme peuvent l’être les produits frais par exemple. Cependant, nous sommes concernés notamment par l’ensemble des risques inhérents au monde végétal (pesticides, mycotoxines,…). Régulièrement, de nouveaux risques apparaissent aussi, parfois simplement du fait des progrès en matière de technique analytique. Maîtriser ces risques impose d’avoir de bonnes connaissances scientifiques et analytiques, des moyens efficaces de veille règlementaire et scientifique, et enfin une solide expertise en termes d’analyse de risques.

Nous avons la chance de disposer de ces moyens chez Lesieur, ce qui nous permet, d’une part, de maîtriser les risques auxquels nous sommes confrontés, et d’autre part, d’anticiper ceux qui peuvent apparaître dans le futur.

 

 

Merci Alain.

Réponse à la circulaire

Ecrit par Romain Nouffert, le 11 février 2009  |  Lien permanent

Bonjour,

J’ai été récemment informé que beaucoup d’entre vous recevaient toujours des circulaires par mails invitant à boycotter plusieurs marques parmi lesquelles Lesieur (voir mon post du 5 novembre 2008). Je vous en avais déjà parlé, ce mail que vous recevez est répertorié sur « Hoaxkiller », un site qui dépiste toutes les rumeurs qui circulent sur Internet. Je ne vous cache pas ma colère en constatant les mensonges et la désinformation volontaire qui sont véhiculés par ce mail.

Premier mensonge qui ne laisse aucun doute sur la volonté diffamatoire des auteurs de ce texte, c’est l’omission délibérée de toute date, laissant penser aux lecteurs que tout ceci vient de se produire, alors que ce texte existe et circule depuis mai 2008.
Je tiens donc à rappeler en premier lieu que les conséquences de cette fraude dont nous avons été victimes sont définitivement résolues depuis l’été 2008.

Second mensonge :
« La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne ».
Ces 40 000 tonnes exportées d’Ukraine ont été vendues par différentes sociétés à des industriels dont Saipol dans toute l’Europe. L’approvisionnement de Saipol en Ukraine n’est pas lié à une recherche de réduction des prix, car le prix de l’huile s’établit au niveau mondial. Nous cherchons avant tout à utiliser les ressources françaises de tournesol, l’Ukraine n’intervenant que comme complément d’approvisionnement.

Troisième mensonge :
« Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde… Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade. »
Outre l’insulte gratuite qui ne grandit pas le propos, je rappelle qu’une fois avertis de la fraude, nous avons immédiatement prévenu les autorités françaises et européennes.
Leur décision a été prise après consultation de médecins, de toxicologues et experts scientifiques, de plusieurs organismes sanitaires spécialisés officiels et indépendants. Aucune intoxication alimentaire n’a été signalée en Europe.
Nous avons alors, en parallèle, décidé sur le champ d’arrêter notre collaboration avec ces fournisseurs ukrainiens.

Quatrième mensonge :

« D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français. »
Une fois encore, l’accusation est fausse et gratuite. Nous achetons l’huile au prix du marché qu’elle provienne d’Ukraine ou de France. Quant aux questions de l’emploi et du salaire, elles ne subissent aucune pression. La totalité de nos salariés travaillent en France et nous exportons des huiles conditionnées en France dans plus de 60 pays.

Je vous rappelle enfin et pour clore ce dossier que fort heureusement tout ceci est résolu depuis l’été 2008. J’ai pris comme je vous l’ai déjà indiqué des décisions claires pour éviter à l’avenir tout risque de pollution frauduleuse de ce type. Ainsi dorénavant il existe 3 niveaux de contrôle de détection d’huile minérale qui s’exercent : au chargement des bateaux, à l’arrivée des bateaux en France et après conditionnement des huiles.

Nous avons tiré les leçons de cette histoire, j’espère que chacun l’aura compris.

Je vous remercie de votre confiance.

Romain

Une acquisition stratégique

Ecrit par Romain Nouffert, le 17 novembre 2008  |  Lien permanent

Cela fait longtemps que je voulais évoquer une acquisition que nous avons faite récemment, celle de la Générale Condimentaire (GéCo), qui a été annoncée cet été. Nous sommes en train de la concrétiser sur le terrain.

Chez Lesieur, c’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps. En effet, pour des raisons historiques, la marque Lesieur était, si j’ose dire, « coupée en deux » : dans les rayons des épiceries et des grandes surfaces, les huiles Lesieur, c’était nous, et les mayonnaises et sauces Lesieur, c’était GéCo, filiale de l’américain Campbell Soup. Aujourd’hui, grâce à cette opération, la marque Lesieur est « réunifiée ».

Mais ce n’est pas pour des raisons sentimentales que nous avons réalisé cette acquisition : elle a une vraie logique. Générale Condimentaire, installée à Grande-Synthe, dans le Nord (59), produit et commercialise des mayonnaises et autres sauces froides (accompagnements pour salades, sauces tomates, sauces diverses…), sous la marque Lesieur (mais pas seulement). Elle emploie près de 100 personnes. Nous partageons un passé et une culture en commun, car elle a appartenu naguère à Lesieur, qui avait été obligé de s’en séparer dans les années 1990.

Notre stratégie, à travers cette acquisition, c’est de continuer à valoriser vers l’aval, sur les marchés alimentaires, les productions de la filière oléagineuse française. Pour Lesieur, les sauces et les condiments sont une extension logique de l’activité huile, car ce sont des produits qui sont souvent préparés avec de l’huile. Notre dynamique d’innovation dans les huiles alimentaires, nous allons pouvoir la transmettre à l’activité sauces et condiments. Nous allons continuer à développer la société et à capitaliser sur la marque Lesieur, qui désormais nous appartient désormais à 100%.

Pour vous, consommateurs, rien ne change concrètement dans les rayons des commerçants et des grandes surfaces. Mais les choses sont plus claires : plus que jamais, on peut dire : « pas d’erreur : c’est Lesieur ! »…

PS : circulaires par mails

Ecrit par Romain Nouffert, le 5 novembre 2008  |  Lien permanent

On m’informe que des mails continuent à circuler à propos de l’épisode des huiles ukrainiennes. Notre Service Consommateurs reçoit même encore des appels de consommateurs inquiets qui veulent vérifier la véracité de ces mails.
Ce blog est en lui-même une réponse à ces interrogations : il avait pour but, à l’origine, de mettre fin aux rumeurs infondées qui circulaient à propos de cet épisode.
Si vous-mêmes vous êtes destinataires de ces « forwards » de mails, n’hésitez pas à renvoyer expéditeur et destinataires vers le site « Hoaxkiller ». Il s’agit d’un site très bien fait, fondé par une société de sécurité informatique, et qui a pour vocation de recenser et de décrypter tous les canulars (« hoax » en anglais) et toutes les fausses informations qui circulent sur Internet, afin de mettre fin à leur propagation. Et il y a du travail ! Car on ne compte plus les fausses nouvelles, fausses alertes, informations invérifiables, que des internautes inquiets font suivre, de bonne foi, à tous leurs contacts.
En mai 2008, le site a référencé le mail concernant les huiles. Il recommande clairement de ne pas faire suivre ce mail, et d’informer l’expéditeur et les co-destinataires du message de la situation réelle. (Allez sur www.hoaxkiller.fr puis faites une recherche sur le mot-clé « huile ».)
Pour ma part, je ne peux que vous recommander aussi, si vous avez reçu ce type de mails, de réagir de cette manière : répondez à celui qui vous l’a envoyé et à tous les autres destinataires pour les rassurer : d’une part, en les renvoyant vers ce site www.hoaxkiller.fr, et d’autre part, si vous le souhaitez, en les informant de l’existence de mon blog.
J’espère que nous parviendrons ainsi ensemble à mettre fin à la circulation de ces fausses rumeurs.

Romain

Sécurité alimentaire

Ecrit par Romain Nouffert, le 3 novembre 2008  |  Lien permanent

Chers lecteurs,

Tout d’abord, je vous dois des excuses : je vous avais promis que je reprendrais l’écriture de ce blog après la pause estivale, mais, la rentrée ayant été très chargée (notamment à la suite d’une acquisition importante, j’y reviendrai sur ce blog), je n’avais pas eu le temps jusqu’à maintenant de tenir cette promesse.

Cette année, j’aimerais que ce blog me permette d’aborder plus largement les enjeux des entreprises du secteur alimentaire, et notamment tout ce qui tourne autour de la Qualité. Mais auparavant, je voudrais revenir encore une fois sur le sujet qui, au départ, avait motivé l’ouverture de ce blog : la fraude dont nous avons été victimes au printemps dernier de la part de fournisseurs ukrainiens d’huile de tournesol.

En réponse à certaines questions, je vous réaffirme avec force que cet épisode est maintenant terminé. Tout cela est derrière nous. Vous pouvez acheter de l’huile de tournesol dans les grandes surfaces ou chez vos commerçants, comme toutes les autres huiles, en toute confiance.

Quatre mois après l’ouverture de ce blog, et plus de 6 mois après les faits, nous disposons maintenant de suffisamment de recul pour analyser « à froid » ce qui s’est passé et en tirer des grands enseignements. Il ne s’agit pas de désigner des coupables, ou au contraires de s’auto-congratuler : il s’agit d’avoir l’humilité de se remettre en cause lorsque c’est nécessaire, pour améliorer nos manières de faire à l’avenir. Je pense que c’est une démarche normale de dirigeant responsable.
Premier enseignement : les conséquences de la fraude du fournisseur ukrainien d’huile de tournesol se sont manifestées à l’échelle européenne (d’ailleurs, une nouvelle norme UE a été définie à la suite de cet épisode). Cela a compliqué la gestion de la crise au niveau de chaque pays, car la communication entre les professionnels des huiles des différents pays n’a pas été assez directe. Nous devons désormais être capables de nous parler plus vite et plus clairement entre professionnels de l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis le fournisseur jusqu’au distributeur, en passant par le transporteur. Je pense que la leçon a été tirée et que ce sera le cas à l’avenir.
Second enseignement : nous avons travaillé en totale transparence avec l’administration, en temps réel. Cette collaboration s’est avérée très efficace. Pour nous, c’est important de savoir que nous pouvons compter sur les pouvoirs publics, lorsque la situation l’exige, pour travailler de façon réactive, responsable et dans l’intérêt général.

Troisième enseignement, qui est d’ordre managérial : lorsque des rumeurs commencent à se propager, la communication interne prend une importance primordiale. Il est très important d’expliquer aux salariés ce qui s’est passé, et les mesures qui ont été prises, car les salariés sont eux-mêmes souvent pressés de questions par leurs proches, et il est très difficile pour eux d’être dans l’incertitude.

Quatrième enseignement, plus technique : nous avons mis en place toute une série de mesures pour nous assurer que les faits ne puissent plus se reproduire.
- Ainsi, les procédures internes ont été renforcées, en particulier sur les méthodes de détection et d’analyse des huiles minérales et leur application à toute la « supply chain » (pardon pour le jargon : « chaîne logistique ») ;
- les contrôles ont été généralisés sur les huiles brutes et sur les huiles raffinées ;
- nous avons mis en place une recherche exhaustive des micro-contaminants à chaque réception d’huiles par cargos, et cela avec la collaboration de plusieurs laboratoires différents et indépendants, reconnus pour leur compétence ;
- nous maintenons nos efforts pour assurer un approvisionnement en matières premières françaises (pour la majorité) et européennes, mais, lorsque nous aurons à recourir à l’importation hors UE, nous organisons des systèmes d’assurance qualité stricts à partir de la récolte et jusqu’à la livraison ;
- enfin, nous sommes en train de renforcer notre organisation interne en matière de Qualité, avec une direction Qualité qui sera rattachée directement à la direction générale, ce qui devrait accroître notre réactivité.

Voilà, à grands traits, ce que nous avons appris de cet épisode. Dans un prochain post, je reviendrai sur le métier de la Qualité chez Lesieur. En attendant, n’hésitez pas à continuer à poser vos questions, j’essaierai d’y apporter des réponses rapidement.

A bientôt,

Romain

Compléments d’information

Ecrit par Romain Nouffert, le 29 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous,

Un dernier billet avant de partir en vacances. Je reprendrais bien évidemment ce blog à la fin du mois d’août, et d’ici là n’hésitez pas à continuer à me poser des questions, j’y répondrai dès mon retour!
Deux journaux (Le Canard Enchaîné et Le Monde pour ne pas les nommer) sont revenus ces derniers jours sur l’affaire des huiles ukrainiennes. Sans aborder de nouveau le fond de ce dossier que j’ai déjà largement commenté sur ce blog, je voulais apporter deux précisions complémentaires :

- il y a effectivement des procédures juridiques en cours, en France comme en Ukraine. Comment en effet croire que nous allions rester les bras croisés alors que nous avons été les victimes d’une fraude sans précédent qui a porté préjudice à nos clients en premier lieu, à notre image ensuite? Je l’ai dit précédemment, je le redis aujourd’hui avec fermeté : nous allons faire toute la lumière sur cette affaire. Je ne cherche pas à nier notre propre part de responsabilité, mais je tiens à ce que les choses soient remises dans leur juste perspective et que les personnes ayant sciemment cherchées à nous duper soient connues.

- nous ne cherchons absolument pas à jouer la course au prix bas au détriment de la qualité, d’autant que les prix de l’huile sont fixés par un cours mondial. Les contrôles en amont comme en aval sont de plus en plus nombreux, et permettez-moi de sourire quand on évoque des cahiers des charges à imposer à nos fournisseurs. C’est une pratique (nécessaire) que nous appliquons depuis plusieurs années, et que nous renforçons régulièrement.

Sur ces précisions, je vous souhaite de bonnes vacances et à bientôt!

Romain