Lesieur

4 questions à… Alain Stepien, Directeur Qualité de Lesieur

Ecrit par Romain Nouffert, le 23 novembre 2009  |  Lien permanent


Depuis l’ouverture de ce blog, j’ai été le seul à m’y exprimer. Aujourd’hui, j’ai décidé de changer les règles du jeu : je voudrais donner la parole à quelqu’un qui joue un rôle essentiel chez nous : le Directeur Qualité. Nous avons recruté récemment Alain Stepien pour prendre la responsabilité d’une Direction Qualité forte, qui m’est directement rattachée. Alain Stepien est membre du Comité de Direction de Lesieur.

 

Alain Stepien, vous êtes Directeur Qualité de Lesieur depuis quelques mois. Quelles ont été vos premières impressions en arrivant ?

 

D’abord, la volonté affichée de la direction de progresser encore en matière de qualité et d’en faire une priorité majeure, le premier signe étant effectivement la création d’une Direction  Qualité à part entière au niveau du Comité de Direction.

Ensuite, la présence de bases solides en matière de qualité, avec des sites de production qui possèdent tous des certifications qualité de bon niveau.

Enfin, la découverte d’un nouveau challenge, qui a motivé mon arrivée chez Lesieur au poste de Directeur de la Qualité : faire parvenir tout un secteur, celui des huiles alimentaires, à un niveau supérieur  en termes de management de la qualité.

 

Quels sont vos objectifs ?  

 

Priorité à la sécurité alimentaire et à la conformité de nos produits. En la matière, rien n’est jamais acquis ; notre objectif est donc de renforcer et d’améliorer en permanence le dispositif d’assurance de la qualité. Cela se traduit par :

 * le choix volontaire de la certification ISO 22000 pour tous nos sites de production : cette certification orientée vers l’excellence en termes de maîtrise de la sécurité alimentaire se base notamment sur l’évaluation et la maîtrise des risques tout au long de la chaîne (« du champ à la bouteille »).  Deux usines ont déjà obtenu cette certification, les deux autres l’obtiendront courant 2010.

* la mise en place d’un système global de management de la qualité, concernant l’ensemble des services de l’entreprise, et qui doit nous permettre d’améliorer encore notre niveau de qualité et de service afin de satisfaire en permanence les besoins et exigences de nos clients et de nos consommateurs.    

 

Concrètement, qu’est-ce qui a déjà changé ?

 

Suite à la crise de 2008 sur le tournesol, nous avons mis en place un système de contrôle encore plus draconien : chaque lot d’huile brute entrant dans nos usines fait l’objet de plusieurs analyses (dont l’huile minérale, mais aussi d’autres contaminants comme les pesticides). Les huiles raffinées qui sortent de nos usines pour être distribuées à nos clients font l’objet de la même attention.

 

Quel regard portez-vous sur les risques auxquels l’entreprise est exposée ?

 

L’huile alimentaire n’est pas un produit classé « à risque », comme peuvent l’être les produits frais par exemple. Cependant, nous sommes concernés notamment par l’ensemble des risques inhérents au monde végétal (pesticides, mycotoxines,…). Régulièrement, de nouveaux risques apparaissent aussi, parfois simplement du fait des progrès en matière de technique analytique. Maîtriser ces risques impose d’avoir de bonnes connaissances scientifiques et analytiques, des moyens efficaces de veille règlementaire et scientifique, et enfin une solide expertise en termes d’analyse de risques.

Nous avons la chance de disposer de ces moyens chez Lesieur, ce qui nous permet, d’une part, de maîtriser les risques auxquels nous sommes confrontés, et d’autre part, d’anticiper ceux qui peuvent apparaître dans le futur.

 

 

Merci Alain.

Réponse à la circulaire

Ecrit par Romain Nouffert, le 11 février 2009  |  Lien permanent

Bonjour,

J’ai été récemment informé que beaucoup d’entre vous recevaient toujours des circulaires par mails invitant à boycotter plusieurs marques parmi lesquelles Lesieur (voir mon post du 5 novembre 2008). Je vous en avais déjà parlé, ce mail que vous recevez est répertorié sur « Hoaxkiller », un site qui dépiste toutes les rumeurs qui circulent sur Internet. Je ne vous cache pas ma colère en constatant les mensonges et la désinformation volontaire qui sont véhiculés par ce mail.

Premier mensonge qui ne laisse aucun doute sur la volonté diffamatoire des auteurs de ce texte, c’est l’omission délibérée de toute date, laissant penser aux lecteurs que tout ceci vient de se produire, alors que ce texte existe et circule depuis mai 2008.
Je tiens donc à rappeler en premier lieu que les conséquences de cette fraude dont nous avons été victimes sont définitivement résolues depuis l’été 2008.

Second mensonge :
« La société Saipol, propriétaire de la marque Lesieur, et grossiste en huile, a acheté à vil prix un lot de 40 000 tonnes d’huile de tournesol ukrainienne ».
Ces 40 000 tonnes exportées d’Ukraine ont été vendues par différentes sociétés à des industriels dont Saipol dans toute l’Europe. L’approvisionnement de Saipol en Ukraine n’est pas lié à une recherche de réduction des prix, car le prix de l’huile s’établit au niveau mondial. Nous cherchons avant tout à utiliser les ressources françaises de tournesol, l’Ukraine n’intervenant que comme complément d’approvisionnement.

Troisième mensonge :
« Ces empoisonneurs dont l’avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d’utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de merde… Le pire, c’est qu’ils ont eu l’accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n’en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber trop malade. »
Outre l’insulte gratuite qui ne grandit pas le propos, je rappelle qu’une fois avertis de la fraude, nous avons immédiatement prévenu les autorités françaises et européennes.
Leur décision a été prise après consultation de médecins, de toxicologues et experts scientifiques, de plusieurs organismes sanitaires spécialisés officiels et indépendants. Aucune intoxication alimentaire n’a été signalée en Europe.
Nous avons alors, en parallèle, décidé sur le champ d’arrêter notre collaboration avec ces fournisseurs ukrainiens.

Quatrième mensonge :

« D’ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d’exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d’une pression sur l’emploi et le salaire des salariés français. »
Une fois encore, l’accusation est fausse et gratuite. Nous achetons l’huile au prix du marché qu’elle provienne d’Ukraine ou de France. Quant aux questions de l’emploi et du salaire, elles ne subissent aucune pression. La totalité de nos salariés travaillent en France et nous exportons des huiles conditionnées en France dans plus de 60 pays.

Je vous rappelle enfin et pour clore ce dossier que fort heureusement tout ceci est résolu depuis l’été 2008. J’ai pris comme je vous l’ai déjà indiqué des décisions claires pour éviter à l’avenir tout risque de pollution frauduleuse de ce type. Ainsi dorénavant il existe 3 niveaux de contrôle de détection d’huile minérale qui s’exercent : au chargement des bateaux, à l’arrivée des bateaux en France et après conditionnement des huiles.

Nous avons tiré les leçons de cette histoire, j’espère que chacun l’aura compris.

Je vous remercie de votre confiance.

Romain

Une acquisition stratégique

Ecrit par Romain Nouffert, le 17 novembre 2008  |  Lien permanent

Cela fait longtemps que je voulais évoquer une acquisition que nous avons faite récemment, celle de la Générale Condimentaire (GéCo), qui a été annoncée cet été. Nous sommes en train de la concrétiser sur le terrain.

Chez Lesieur, c’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps. En effet, pour des raisons historiques, la marque Lesieur était, si j’ose dire, « coupée en deux » : dans les rayons des épiceries et des grandes surfaces, les huiles Lesieur, c’était nous, et les mayonnaises et sauces Lesieur, c’était GéCo, filiale de l’américain Campbell Soup. Aujourd’hui, grâce à cette opération, la marque Lesieur est « réunifiée ».

Mais ce n’est pas pour des raisons sentimentales que nous avons réalisé cette acquisition : elle a une vraie logique. Générale Condimentaire, installée à Grande-Synthe, dans le Nord (59), produit et commercialise des mayonnaises et autres sauces froides (accompagnements pour salades, sauces tomates, sauces diverses…), sous la marque Lesieur (mais pas seulement). Elle emploie près de 100 personnes. Nous partageons un passé et une culture en commun, car elle a appartenu naguère à Lesieur, qui avait été obligé de s’en séparer dans les années 1990.

Notre stratégie, à travers cette acquisition, c’est de continuer à valoriser vers l’aval, sur les marchés alimentaires, les productions de la filière oléagineuse française. Pour Lesieur, les sauces et les condiments sont une extension logique de l’activité huile, car ce sont des produits qui sont souvent préparés avec de l’huile. Notre dynamique d’innovation dans les huiles alimentaires, nous allons pouvoir la transmettre à l’activité sauces et condiments. Nous allons continuer à développer la société et à capitaliser sur la marque Lesieur, qui désormais nous appartient désormais à 100%.

Pour vous, consommateurs, rien ne change concrètement dans les rayons des commerçants et des grandes surfaces. Mais les choses sont plus claires : plus que jamais, on peut dire : « pas d’erreur : c’est Lesieur ! »…

PS : circulaires par mails

Ecrit par Romain Nouffert, le 5 novembre 2008  |  Lien permanent

On m’informe que des mails continuent à circuler à propos de l’épisode des huiles ukrainiennes. Notre Service Consommateurs reçoit même encore des appels de consommateurs inquiets qui veulent vérifier la véracité de ces mails.
Ce blog est en lui-même une réponse à ces interrogations : il avait pour but, à l’origine, de mettre fin aux rumeurs infondées qui circulaient à propos de cet épisode.
Si vous-mêmes vous êtes destinataires de ces « forwards » de mails, n’hésitez pas à renvoyer expéditeur et destinataires vers le site « Hoaxkiller ». Il s’agit d’un site très bien fait, fondé par une société de sécurité informatique, et qui a pour vocation de recenser et de décrypter tous les canulars (« hoax » en anglais) et toutes les fausses informations qui circulent sur Internet, afin de mettre fin à leur propagation. Et il y a du travail ! Car on ne compte plus les fausses nouvelles, fausses alertes, informations invérifiables, que des internautes inquiets font suivre, de bonne foi, à tous leurs contacts.
En mai 2008, le site a référencé le mail concernant les huiles. Il recommande clairement de ne pas faire suivre ce mail, et d’informer l’expéditeur et les co-destinataires du message de la situation réelle. (Allez sur www.hoaxkiller.fr puis faites une recherche sur le mot-clé « huile ».)
Pour ma part, je ne peux que vous recommander aussi, si vous avez reçu ce type de mails, de réagir de cette manière : répondez à celui qui vous l’a envoyé et à tous les autres destinataires pour les rassurer : d’une part, en les renvoyant vers ce site www.hoaxkiller.fr, et d’autre part, si vous le souhaitez, en les informant de l’existence de mon blog.
J’espère que nous parviendrons ainsi ensemble à mettre fin à la circulation de ces fausses rumeurs.

Romain

Sécurité alimentaire

Ecrit par Romain Nouffert, le 3 novembre 2008  |  Lien permanent

Chers lecteurs,

Tout d’abord, je vous dois des excuses : je vous avais promis que je reprendrais l’écriture de ce blog après la pause estivale, mais, la rentrée ayant été très chargée (notamment à la suite d’une acquisition importante, j’y reviendrai sur ce blog), je n’avais pas eu le temps jusqu’à maintenant de tenir cette promesse.

Cette année, j’aimerais que ce blog me permette d’aborder plus largement les enjeux des entreprises du secteur alimentaire, et notamment tout ce qui tourne autour de la Qualité. Mais auparavant, je voudrais revenir encore une fois sur le sujet qui, au départ, avait motivé l’ouverture de ce blog : la fraude dont nous avons été victimes au printemps dernier de la part de fournisseurs ukrainiens d’huile de tournesol.

En réponse à certaines questions, je vous réaffirme avec force que cet épisode est maintenant terminé. Tout cela est derrière nous. Vous pouvez acheter de l’huile de tournesol dans les grandes surfaces ou chez vos commerçants, comme toutes les autres huiles, en toute confiance.

Quatre mois après l’ouverture de ce blog, et plus de 6 mois après les faits, nous disposons maintenant de suffisamment de recul pour analyser « à froid » ce qui s’est passé et en tirer des grands enseignements. Il ne s’agit pas de désigner des coupables, ou au contraires de s’auto-congratuler : il s’agit d’avoir l’humilité de se remettre en cause lorsque c’est nécessaire, pour améliorer nos manières de faire à l’avenir. Je pense que c’est une démarche normale de dirigeant responsable.
Premier enseignement : les conséquences de la fraude du fournisseur ukrainien d’huile de tournesol se sont manifestées à l’échelle européenne (d’ailleurs, une nouvelle norme UE a été définie à la suite de cet épisode). Cela a compliqué la gestion de la crise au niveau de chaque pays, car la communication entre les professionnels des huiles des différents pays n’a pas été assez directe. Nous devons désormais être capables de nous parler plus vite et plus clairement entre professionnels de l’ensemble de la chaîne alimentaire, depuis le fournisseur jusqu’au distributeur, en passant par le transporteur. Je pense que la leçon a été tirée et que ce sera le cas à l’avenir.
Second enseignement : nous avons travaillé en totale transparence avec l’administration, en temps réel. Cette collaboration s’est avérée très efficace. Pour nous, c’est important de savoir que nous pouvons compter sur les pouvoirs publics, lorsque la situation l’exige, pour travailler de façon réactive, responsable et dans l’intérêt général.

Troisième enseignement, qui est d’ordre managérial : lorsque des rumeurs commencent à se propager, la communication interne prend une importance primordiale. Il est très important d’expliquer aux salariés ce qui s’est passé, et les mesures qui ont été prises, car les salariés sont eux-mêmes souvent pressés de questions par leurs proches, et il est très difficile pour eux d’être dans l’incertitude.

Quatrième enseignement, plus technique : nous avons mis en place toute une série de mesures pour nous assurer que les faits ne puissent plus se reproduire.
- Ainsi, les procédures internes ont été renforcées, en particulier sur les méthodes de détection et d’analyse des huiles minérales et leur application à toute la « supply chain » (pardon pour le jargon : « chaîne logistique ») ;
- les contrôles ont été généralisés sur les huiles brutes et sur les huiles raffinées ;
- nous avons mis en place une recherche exhaustive des micro-contaminants à chaque réception d’huiles par cargos, et cela avec la collaboration de plusieurs laboratoires différents et indépendants, reconnus pour leur compétence ;
- nous maintenons nos efforts pour assurer un approvisionnement en matières premières françaises (pour la majorité) et européennes, mais, lorsque nous aurons à recourir à l’importation hors UE, nous organisons des systèmes d’assurance qualité stricts à partir de la récolte et jusqu’à la livraison ;
- enfin, nous sommes en train de renforcer notre organisation interne en matière de Qualité, avec une direction Qualité qui sera rattachée directement à la direction générale, ce qui devrait accroître notre réactivité.

Voilà, à grands traits, ce que nous avons appris de cet épisode. Dans un prochain post, je reviendrai sur le métier de la Qualité chez Lesieur. En attendant, n’hésitez pas à continuer à poser vos questions, j’essaierai d’y apporter des réponses rapidement.

A bientôt,

Romain

Compléments d’information

Ecrit par Romain Nouffert, le 29 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous,

Un dernier billet avant de partir en vacances. Je reprendrais bien évidemment ce blog à la fin du mois d’août, et d’ici là n’hésitez pas à continuer à me poser des questions, j’y répondrai dès mon retour!
Deux journaux (Le Canard Enchaîné et Le Monde pour ne pas les nommer) sont revenus ces derniers jours sur l’affaire des huiles ukrainiennes. Sans aborder de nouveau le fond de ce dossier que j’ai déjà largement commenté sur ce blog, je voulais apporter deux précisions complémentaires :

- il y a effectivement des procédures juridiques en cours, en France comme en Ukraine. Comment en effet croire que nous allions rester les bras croisés alors que nous avons été les victimes d’une fraude sans précédent qui a porté préjudice à nos clients en premier lieu, à notre image ensuite? Je l’ai dit précédemment, je le redis aujourd’hui avec fermeté : nous allons faire toute la lumière sur cette affaire. Je ne cherche pas à nier notre propre part de responsabilité, mais je tiens à ce que les choses soient remises dans leur juste perspective et que les personnes ayant sciemment cherchées à nous duper soient connues.

- nous ne cherchons absolument pas à jouer la course au prix bas au détriment de la qualité, d’autant que les prix de l’huile sont fixés par un cours mondial. Les contrôles en amont comme en aval sont de plus en plus nombreux, et permettez-moi de sourire quand on évoque des cahiers des charges à imposer à nos fournisseurs. C’est une pratique (nécessaire) que nous appliquons depuis plusieurs années, et que nous renforçons régulièrement.

Sur ces précisions, je vous souhaite de bonnes vacances et à bientôt!

Romain

Le rôle d’un service consommateurs

Ecrit par Romain Nouffert, le 23 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous

Je voulais revenir aujourd’hui sur le rôle du service consommateurs, un maillon particulièrement utile et efficace lorsque nos clients se posent des questions sur nos produits ou souhaitent avoir de plus amples informations sur tel ou tel élément. On parle généralement assez peu de ces personnes qui, au quotidien, s’efforcent de répondre aux interrogations et aux inquiétudes de chacun sans jamais se départir de leur sourire et de leur compréhension, ce qui n’est pas facile quand le téléphone ne cesse de sonner !

Le service consommateurs de Lesieur a d’ailleurs le premier service consommateurs d’entreprise en France, lorsqu’il a vu le jour en 1972 et que nos clients pouvaient le contacter grâce à l’étiquetage informatif sur nos produits. Avant cela, il existait déjà un service Conseils qui permettait aux consommateurs de faire part de leurs remarques, principalement sur des questions de cuisine ou de recettes. Mais le besoin d’informations et de transparence se faisant de plus en plus sentir, l’entreprise a décidé très tôt de professionnaliser ses rapports avec ses clients en mettant en place un service dédié. Aujourd’hui, alors que les consommateurs sont de plus en plus sensibles aux arguments « santé » et « nutrition » dans leur alimentation, ce service s’efforce au maximum de répondre au cas par cas aux sollicitations, dans les délais les plus brefs possibles. Une sorte de service après-vente en quelque sorte !

Plus sérieusement, lorsque une période d’incertitudes se fait sentir, les questions que vous adressez au service consommateur sont de précieuses informations qui nous permettent d’évaluer dans son ensemble une situation donnée. En période « creuse », nous ne traitons que quelques appels journaliers, qui ne sont d’ailleurs pas moins importants que les autres. En période de fortes spéculations ou interrogations, ce chiffre monte à plusieurs centaines par jour. A nous ensuite d’y apporter des réponses satisfaisantes, professionnelles et vraies. Car la vérité joue un rôle moteur dans ce genre de cas. Les consommateurs sont les conditions majeures du succès d’une marque ou d’un produit. C’est en quelque sorte une relation de confiance gagnant-gagnant qui doit primer entre une marque et ses clients, et le service consommateurs joue un rôle d’intermédiaire particulièrement utile.

A bientôt

Romain

PS/ Pour l’un d’entre vous qui s’interrogeait sur nos contrôles magasins, la réponse est évidemment positive. Nous effectuons des contrôles mensuels, avec plus de 100 magasins contrôlés par trimestre sur l’ensemble du territoire et plus de 5 000 paramètres qualité vérifiés chaque jour. Ces contrôles permettent le cas échéant de procéder aux ajustements nécessaires, mais également de corriger des défauts sur les bouchons, les étiquettes, le marquage, la bouteille…

Précisions sur l’approvisionnement

Ecrit par Romain Nouffert, le 17 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous

Après ce week-end prolongé pour beaucoup d’entre nous, revenons en à ce qui
nous concerne tous depuis quelques semaines : la qualité des huiles que
nous commercialisons et que nous consommons tous. En relisant certains de
vos commentaires, je comprends mieux comment le doute s’est installé chez
certains. Il est vrai qu’il est parfois difficile de comprendre notre
métier dans sa globalité, même lorsqu’on l’exerce comme moi depuis des
années !

Sans revenir sur la fraude en elle-même et sur l’ensemble de nos procédures
de contrôle en amont et en aval, il me semble opportun d’expliquer
aujourd’hui comment l’on s’approvisionne aujourd’hui en huiles. Que les
choses soient claires, et j’invite tout un chacun à vérifier ces données :
nous nous approvisionnons principalement sur le marché français, car la
France est un très important producteur de colza et de tournesol, ce que
chacun, sur la route des vacances peut-être, peut constater en se promenant
dans nos campagnes. Mais pour couvrir l’ensemble des besoins, tout au long
de l’année, nous faisons appel à des productions d’Amérique du Sud ou des
pays limitrophes de la Mer Noire. J’en profite pour préciser une nouvelle
fois que nous ne cherchons pas à faire des économies en achetant hors de
France : le cours de l’huile est fixé à un niveau mondial.

Une fois les camions, les trains et les bateaux arrivés à Dunkerque, les
huiles font l’objet d’une reconnaissance quantitative et qualitative par
notre surveillant. Deux échantillons sont prélevés par cuve pour des
analyses complémentaires. Nous avons encore renforcé ces prélèvements et
demandons désormais à un laboratoire extérieur agrée de rechercher toute
présence d’huile de paraffine.

J’espère que ces informations complémentaires vous auront montré un peu
plus l’envers de notre métier. Nous analysons l’huile brute autant que
l’huile finie. Cela nous permet d’attester de la qualité du produit fini et
de le commercialiser.

A bientôt

Romain

Parenthèse musicale

Ecrit par Romain Nouffert, le 9 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous,

Permettez-moi une parenthèse et parlons musique. Après tout, c’est aussi pour cela que ce blog a vu le jour : pour discuter avec vous de sujets importants et de thématiques plus légères. N’hésitez pas d’ailleurs à continuer à poser vos questions, j’évoquerai à nouveau la question de l’huile dans un prochain post.

Mais je souhaitais aujourd’hui parler jazz, quelques jours après l’ouverture du Festival de Montreux. Hier, c’est l’immense Leonard Cohen qui illumina avec brio l’auditorium Stravinski, occupé par le non moins illustre Paul Simon… Quincy Jones fêtera également ses 75 ans sur la scène d’un Festival qui s’impose année après année comme L’événement musical de l’année. Producteur de Michael Jackson, auteur du planétaire “We are the world”, Quincy Jones a joué pour Dizzie Gillespie et Lionel Hampton, a arrangé les albums de Sinatra, de Barbra Streisand, de Tony Bennett… Le 14 juillet, cette légende de la musique célèbrera sur scène avec de nombreux artistes son anniversaire, et j’espère que certains d’entre vous auront la chance d’assister à cet événement unique. Je vous invite à consulter le site officiel du Festival pour en découvrir la programmation.

Permettez-moi un petit trait d’humour pour finir. 2008 est décidemment l’année des anniversaires: 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec, 40 ans de mai 68, 75e anniversaire donc de Quincy Jones… et les 100 ans de Lesieur!! De belles célébrations tout au long de l’année donc!

A bientôt

Romain

Réseaux d’information

Ecrit par Romain Nouffert, le 4 juillet 2008  |  Lien permanent

Bonjour à tous,

Je reçois beaucoup de questions de votre part sur ce blog. Je ne peux pas toujours y répondre, c’est pourquoi j’ai décidé de vous proposer des liens vers d’autres sites, ce qui vous permettra de compléter les informations dont vous disposez. Voici donc quelques indications qui, je l’espère, vous permettront de trouver les réponses à vos questions.
Je vous invite tout d’abord à aller consulter les sites des différentes autorités sanitaires légitimes sur ces questions : Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, Direction Générale de la Santé, …

Je soumets ensuite à votre attention la note de la DGCCRF rendue publique le 30 juin. Vous pouvez la lire en intégralité ici.

Qu’en retenir? J’espère que certains d’entre vous débattront du contenu de cette note.
Deux informations me semblent essentielles :
- les produits en question ne présentent aucun risque pour la santé en-deçà d’un seuil de 300 mg par kg selon les experts sanitaires (Agence Européenne de Sécurité des Aliments, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments).

- les autorités françaises, en accord avec la Commission Européenne, ont interdit la commercialisation de toute denrée fabriquée avec une telle huile après le 25 avril.

Chacun tire les conséquences de cette affaire. Côté institutionnel comme côté entreprises. Précaution, responsabilité, engagement, décision: des mots clé qui guident systématiquement dès qu’il y a non-conformité.

Romain